Par Aïda Lo 

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Brexit, les multiples élections présidentielles, l’effet Trump… Le risque politique représente, selon Coface, le cœur des préoccupations des analystes et des entreprises en 2017. Pourtant c’est la première fois depuis mi-2015 que l’assureur-crédit opère davantage de reclassements des évaluations que de dégradations. 

Dans les pays émergents, le risque politique est plus élevé que jamais, nourri par le mécontentement social et l’explosion du risque sécuritaire. La CEI, à cause de la Russie (score 63% sur 100% en 2016), et la région Afrique du Nord / Moyen-Orient, avec la Turquie (62%) et l’Arabie Saoudite (62%), se distinguent comme les plus risqués parmi les grands émergents. La montée des frustrations politiques et sociales en Afrique du Sud est en partie à l’origine de la dégradation de son évaluation à C, dans un contexte de très faible croissance. La Mauritanie est également rétrogradée de C en D.

Le risque sécuritaire (qui comprend les actes terroristes, conflits et homicides) est une nouvelle composante de l’indicateur du risque politique émergent. Sans surprise, il est le plus élevé en Russie et en Turquie.

Le risque de crédit, pour sa part, sera plutôt en baisse dans les pays avancés, où les défaillances d’entreprises connaissent un reflux assez généralisé. Il sera en revanche en hausse dans plusieurs pays émergents en raison de l’endettement excessif des entreprises. Coface pointe ainsi les entreprises chinoises dont la dette a augmenté pour atteindre 160 % du PIB. Mais Coface pointe aussi la hausse des créances douteuses portées par les banques en Russie, Inde, Brésil et Chine, dans un contexte de durcissement des conditions de crédit.

Coface pointe la dette publique élevée de la Jordanie qu’il déclasse en C après B.

En Afrique sub-saharienne, les petits pays se portent mieux que les grands. Deux pays se distinguent : le Ghana (passe de C à B) qui a réussi son test de maturité démocratique en décembre dernier et a une bonne gestion des finances publiques, et le Kenya (passe de B à A4) qui a connu une reprise du tourisme et une augmentation des investissements public.

Le Maroc, en tête d’Afrique du Nord, maintient ainsi sa note A4  une notation « convenable » inchangée en matière de risque d’impayés des entreprises, alors que l’Egypte, l’Algérie et la Tunisie encourent un « risque assez élevé ».

 

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