Par Ndeye Magatte Kebe 

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Le premier réseau bancaire du pays, la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (BICEC), vient de confirmer d’importantes pertes en 2015. Le résultat net avant impôt s’est contracté de 50% par rapport à celui de 2014.

La banque a été victime dernièrement d’importants détournements de fonds, ayant conduit certains de ses hauts dirigeants derrière les barreaux. Un rapport d’activités validé par les commissaires aux comptes PricewaterhouseCoopers et ECA–Ernst & Young fait état d’un recul du produit net bancaire (PNB) de 7,3% conjugué à la hausse des frais de gestion (+7.7%).

Le résultat brut d’exploitation accuse une baisse de 22,7% par rapport à la même période de 2014. Le coefficient d’exploitation prend l’ascenseur s’établissant à 59% contre 50.8% une année auparavant. Illustration des difficultés de la banque, l’envol du coût du risque qui a augmenté de plus de 87% durant période sous revue. 

Les commissaires aux comptes ont été avisés par la direction générale de la BICEC, en février 2016, suite à une découverte de fraudes significatives relatives à des livraisons de biens ou fournitures de services présumés fictifs. Les corrections identifiées et comptabilisées au titre des exercices antérieurs,  s’élevant  à 8,6 milliards FCFA, ont eu pour conséquence la baisse du résultat avant impôt.

 

Pour rappel, la BICEC, est détenu à hauteur de 61,22% du capital par le groupe français Banque populaire et caisses d’épargne (BPCE). Elle a été pendant 12 années victime d’un vaste réseau de détournements estimés à plus de 50 milliards FCFA.

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