Par Abdoulaye Sow 

Des zimbabwéens faisant la queue devant une banque à Harare
Des zimbabwéens faisant la queue devant une banque à Harare

Les commerçants zimbabwéens refusent les achats par cartes et les billets d’obligation et font des réductions qui vont jusqu’à 20% pour les paiements en espèce. Dans ce pays rongé par la crise, le dollar est appelé le “le vrai argent“.

En novembre dernier, le gouvernement avait commencé à distribuer des billets dits obligataires. Plus de 73 millions de dollars ont été émis à ce jour. Cette mesure est sensée remédier à la pénurie du cash. Néanmoins les commerçants, les chauffeurs de taxis, et les prestataires de services refusent catégoriquement d’encaisser les billets d’obligation.

Aux yeux de ces catégories, les  billets d’obligations sont du “simple papier“.

Ce refus affecte également les cartes de crédits. La banque centrale a fixé un montant plafond de 150 dollars par semaine pour les retraits. La mesure est rigoureusement appliquée par les banques.

Charles Laurie, responsable de l’analyse africaine à Verisk Mapelcroft, basé à Bath, a déclaré “Ils vont se méfier de toute monnaie locale pendant une longue période.”

 

Le ministère des Finances prévoit que l’économie ne progressera que de 1,7% cette année, après avoir diminué de moitié depuis l’an 2000, et que le dollar demeurera la monnaie principale du Zimbabwe dans un avenir prévisible. 

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