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Dans le rapport de la Banque mondiale sur les «Perspectives économiques» publié mardi 10 janvier, l’Ethiopie et la Cote d’Ivoire se démarquent particulièrement. L’Ethiopie en tête devrait obtenir, selon les pronostics de la Banque mondiale, une croissance économique de 8,9% en 2017. 

« Les grands programmes d’investissement dans les infrastructures continueront de soutenir une forte croissance  pour ces pays exportateurs agricoles », expliquent les auteurs du rapport. Dans ces deux pays en effet, les produits agricoles représentent 60% des exportations. Et en 2016 déjà, la Côte d’Ivoire a connu une hausse de ses principales exportations agricoles dont le cacao et la mangue pour ne citer que ceux-là. Actuellement, le pays travaille à des plans de restructuration pour davantage optimiser l’efficacité économique de ce secteur stratégique.

Cependant, deux pays de cette partie de l’Afrique seront dans le rouge. Il s’agit du Tchad avec -0,3%  et de la Guinée Equatoriale (-5,7%), selon la Banque mondiale qui a prévu que l’Afrique subsaharienne qui a été durement touchée en 2016 par la baisse des prix des matières premières, enregistrera un taux de croissance du PIB de 2,9% en 2017, contre 1,5% l’année dernière.

La BM note dans son document que l’économie nigériane devrait connaître une croissance de 1%, tandis que l’Afrique du Sud devrait croître de 1,1%.

Pour elle, l’économie nigériane va rebondir de sa récession en 2017 et de croître de 2,5% l’année prochaine (2018). En effet, le président nigérian Muhammadu Buhari a annoncé en décembre dernier son plan financier de dépenser 6,866 milliards de nairas (21,8 milliards de dollars) en 2017 pour sortir l’économie de la récession.

L’Afrique du Sud, dont l’économie a ralenti à 0,4% l’année dernière, connaîtra une croissance de 1,1% et de 1,8% en 2017 et 2018, respectivement. L’Angola, deuxième exportateur de pétrole sur le continent, devrait augmenter à un taux de 1,2% cette année et de 0,9% en 2018.

Le prêteur multilatéral a aussi déclaré que les économies émergentes et en développement ont dû faire face à plusieurs obstacles à la croissance, notamment le faible prix du pétrole (pour les exportateurs de pétrole), le ralentissement des investissements étrangers directs (pour les importateurs de produits) et, plus largement, le fardeau de la dette privée et le risque politique. La croissance des investissements a chuté à 3,4% en 2015, et a probablement diminué d’un demi-point en 2016, selon l’institution de Bretton Woods.

Les faibles prix des produits de base et la faiblesse du commerce mondial devraient continuer à créer des conditions difficiles pour les pays exportateurs de produits de base. La croissance en Afrique du Sud, au Nigeria et dans les autres exportateurs de pétrole devrait être plus faible, tandis que la croissance dans les économies africaines qui ne sont pas riches en ressources naturelles devrait rester robuste.

Malgré le climat d’investissement faible, la Banque mondiale estime que  la croissance économique mondiale pourrait accélérer  modérément à 2,7% en 2017 contre 2,3% l’an dernier. Au niveau régional, l’Asie du Sud devrait rester la région dont la croissance est la plus rapide en 2017, avec  un taux de 7,1%.  L’Asie de l’Est et le Pacifique devraient connaître une croissance de 6,2%; Moyen-Orient et Afrique du Nord, 3,1%; Amérique latine et Caraïbes, 1,2%; Europe et Asie centrale, 2,4%. La prévision de croissance du PIB de la zone euro est de 1,5%, le Japon de 0,9% et les États-Unis de 2,2%.

 

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