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Chercheurs, responsables de politiques et partenaires de développement arrivent à Abuja, au Nigeria, pour participer à la onzième Conférence économique africaine (CEA) du 5 au 7 décembre 2016, dans le but d’échanger des idées sur les enjeux actuels du développement en Afrique, et notamment sur la façon de vaincre la faim et d’assurer la sécurité alimentaire sur le continent.
Environ 300 personnes sont attendues à cette rencontre annuelle co-organisée par la Banque africaine de développement (BAD), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) sur le thème « Nourrir l’Afrique : vers une agro-industrialisation pour une croissance inclusive ».

La réunion sera officiellement ouverte par le Président du Nigéria, Muhammadu Buhari, le Président de la BAD, Akinwumi Adesina, le Secrétaire exécutif par intérim de la CEA, Abdalla Hamdok, et le Sous-Secrétaire général de l’ONU et Directeur du Bureau régional du PNUD pour l’Afrique, Abdoulaye Mar Dieye.

Le thème principal de cette conférence est en phase avec l’actuel programme africain et international de développement. S’attaquer à la pauvreté, à la faim et à l’insécurité alimentaire sont les préoccupations centrales des Objectifs de développement durable (ODD) approuvés en septembre 2015 par les États Membres de l’ONU. Ce thème s’inscrit également dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui insiste sur le droit des Africains à recevoir une bonne alimentation et à mener des vies saines et productives.

De plus, le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA) ainsi que la Déclaration de Malabo de juin 2014 mettent l’accent sur le rôle essentiel d’une transformation structurelle de l’agriculture africaine dans la croissance et l’éradication de la pauvreté sur le continent. Conformément à ces objectifs, l’agriculture et l’industrialisation sont au centre des activités principales de la BAD, de la CEA et du PNUD et de leur vision et stratégie à long terme en faveur d’une Afrique prospère et inclusive.

Ce thème est d’actualité et conforme au programme africain et international de développement. Mettre fin à la pauvreté et vaincre la faim ainsi que l’insécurité alimentaire constituent, respectivement, les ODD 1 et 2.

Les participants à la Conférence économique africaine seront invités à étudier une situation dans laquelle, malgré une croissance macroéconomique globale et une amélioration de la gouvernance sur tout le continent, l’Afrique continue d’avoir les taux de pauvreté et de faim les plus élevés de la planète. Pas moins de 230 millions de personnes sur les 795 millions qui sont victimes de sous-alimentation chronique dans le monde vivent en Afrique, et la prévalence de sous-alimentation qui s’en dégage y est donc la plus élevée.

La Conférence économique africaine offre une plateforme unique pour évaluer ces enjeux ainsi que l’impact des stratégies actuelles de croissance en Afrique axées sur le secteur agricole et industriel.

Les participants se livreront à des débats sur les succès obtenus et les enseignements tirés, et ils identifieront les problèmes qui subsistent, les enjeux et les questions nouvelles qui se présentent. La conférence prévoit des exposés approfondis sur les programmes de recherche axés sur les politiques, que présenteront des universitaires reconnus, des jeunes chercheurs du continent et d’ailleurs. Ils aborderont les choix en matière de politiques sur les moyens d’accélérer la transformation agricole et industrielle de l’Afrique et apporteront leurs recommandations à ce propos.

Après trois journées d’intenses délibérations et réflexions, la Conférence devrait pouvoir proposer des mécanismes en faveur d’une agro-industrie verte inclusive, d’échelle et à caractère durable, adaptée à un continent qui dispose de 600 millions d’hectares de terres arables non cultivées, soit à peu près 60 % de l’ensemble des surfaces qu’elles constituent sur la planète.

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