Par Ndeye Magatte Kebe

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Le fonds monétaire international (FMI) signale dans un communiqué publié lundi 14 novembre qu’il ne va pas offrir au Zimbabwe la possibilité d’emprunter de l’argent tant qu’il n’aura pas remboursé tous ses débiteurs.

L’institution financière annonce toutefois que le gouvernement zimbabwéen n’est plus sous le coup des sanctions qui lui avaient été imposées suite à de nombreux  impayés.

« Mais cette décision ne signifie pas la normalisation totale et complète des relations entre l’institution et les autorités d’Harare. Le pays ne peut toujours pas emprunter de l’argent auprès du Fonds pour financer son redressement économique. La raison ? Ses problèmes de solvabilité avec les autres institutions financières multilatérales n’ont pas encore été résolus », explique le FMI dans le texte.

Pour de nouveau être « banquable », le Zimbabwe doit au préalable éponger une dette contractée auprès de la Banque mondiale et évaluée à plus d’un milliard de dollars américains. Cela en plus des 600 millions d’arriérés dus à la Banque africaine de développement. En plus, il faut ajouter les instances auprès desquelles  Hararé a emprunté de l’argent  en attente de remboursement. Une close qui concerne aussi des instances bilatérales comme la China EximBank.

Par ailleurs, le FMI exige du gouvernement zimbabwéen d’effectuer une réforme fiscale de grande ampleur et de promouvoir le développement du secteur privé.

Pour rappel, le Zimbabwe a remboursé 107,9 millions de dollars de dettes au FMI le 20 octobre dernier. Ce qui représentait 15 ans d’arriérés. Cette mesure-surprise est intervenue alors que le pays est confronté à une profonde crise de devises doublée d’une crise économique qui a conduit à des soulèvements populaires à Harare en milieu d’année.

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