Par Mariata DIENG

Aminata Sana/Congo ministre de l'économie numérique lors de la remise des tablettes au Président de l'Assemblée nationale
Aminata Sana/Congo ministre de l’économie numérique lors de la remise des tablettes au Président de l’Assemblée nationale

La Ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Aminata Sana/Congo a remis le jeudi 10 novembre 2016, au Président de l’Assemblée nationale Salifou Diallo, un lot de 130 tablettes numériques au profit des députés.

Des tablettes d’une valeur d’environ 65 millions de FCFA, acquises grâce au partenariat avec Huawei Technologies Burkina Faso dont les responsables étaient présents à la cérémonie organisée à cet effet.

Un don qui ne laisse pas indifférents des responsables de la société civile. « Les tablettes ont été données à l’Assemblée en tant qu’institution. Le hic, c’est que l’Assemblée a tout simplement procédé à la distribution de ces tablettes-là aux députés. Et ce qui est immoral, c’est que l’Assemblée c’est le haut lieu de l’expression de la souveraineté de notre pays et que des pratiques comme ça se fasse, ça donne froid dans le dos », estime Evariste Konsimbo, le président du Cercle d’éveil.

Pour les responsables du Réseau national de lutte anticorruption (REN-LAC), il est inadmissible que les membres du gouvernement et des députés reçoivent des cadeaux d’une entreprise qui n’a pas fini l’exécution d’un marché obtenu il y a juste quelques mois. « Cette attitude aussi bien du gouvernement que de l’Assemblée nationale est en parfaite contradiction avec l’esprit de la loi anticorruption. Qu’un gouvernement accepte un cadeau d’une entreprise qui a obtenu un marché au Burkina Faso d’un montant qui avoisine les 5 milliards, ça nous pose un problème », souligne Harouna Sinon, gestionnaire des programmes au REN-LAC.

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