De notre envoyé spécial, Jean Mermoz Konandi. 

20161112_133307Une semaine après le début de la COP de l’action, les premières annonces laissent entrevoir un réel engagement des parties prenantes, et un succès se profile déjà à l’horizon.

 

L’heure est à l’optimisme à la COP 22 de Marrakech qui, il faut croiser les doigts, devrait mener le monde à une révolution verte, un horizon qui semble bien accessible. « L’état d’esprit est extrêmement positif » a tonné Saleheddine Mezouar, le président de la COP 22 au cours d’un point de presse à mi-parcours de l’évènement ce 12 novembre. Et, preuve de l’optimisme ambiant, le nombre d’Etats qui ont ratifié l’accord de Paris est passé à 105 et « d’autres signatures » sont attendues durant l’évènement, a renchéri Patricia Espinoza, secrétaire exécutive de la CCNUCC, la conférence des Nations unies sur les changements climatiques.

 

La Cop de l’action est en particulier celle qui doit relever le défi concret du financement de la transition énergétique des Etats en développement et là également des progrès devraient sortir de ces assises avec des « bonnes nouvelles ». « On est en train d’élargir l’éventail des possibilités de financement (…), il y a une volonté affichée du secteur financier, du marché des capitaux, des fonds souverain, des fonds de pension, d’entrer dans le financement vert, l’appétit est là, l’envie est là… » a déclaré Saleheddine Mezouar.

 

A côté de ces enjeux, le secteur privé international n’est pas en reste. L’on apprend ainsi que 147 compagnies qui représentent 3 milliards de dollars de capitalisation ont pris ensemble 1 000 engagements ambitieux pour aider la planète à mieux se porter.

 

Il est a noté en outre le lancement de l’Alliance mondiale pour l’énergie propre, une initiative de Bertrand Piccard, l’homme qui, il y a moins de quatre mois, achevait le tour du monde avec Solar Impulse, son avion solaire. L’idée ici est de fédérer les principaux acteurs du secteur des technologies propres afin notamment de, promouvoir des solutions rentables face aux défis environnementaux et sanitaires les plus pressants et de fournir des conseils fiables aux gouvernements.

 

Trump et la COP

 

Ce bouillonnement d’initiatives ainsi présentées qui présage du succès de l’évènement avait été précédé quelques jours plutôt par l’inquiétude née de l’élection de Donald Trump à la présidence américaine. Là encore, un éventuel et peu probable retrait des Etats-Unis ne devrait pas contrarier la marche écologique de la planète. « L’accord de Paris est entré en vigueur et le retrait d’une partie ne remet pas en cause cette entrée en vigueur », a indiqué le président de la COP, même si l’on souhaite que l’ensemble des parties assume, voir augmente leurs niveaux d’engagements.

 

Appel de Marrakech

 

L’un des temps de forts de la COP sera assurément l’« Appel de Marrakech », une initiative du Royaume chérifien, résultat d’une large concertation avec l’ensemble des participants. « C’est un appel, a détaillé M. Mezouar, pour la mobilisation, pour l’action, qui rappelle les valeurs sur lesquelles nous nous sommes tous mobilisés et qui confirme les principes sur lesquels l’accord de Paris a été fondé ».

 

Le document sera officiellement lors de la rencontre de haut niveau cette semaine en présence du roi du Maroc Mohamed VI et de Ban Ki-Moon, le secrétaire général de l’ONU.

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