Par Élisabeth K

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D’après des informations relayées par le magazine Jeune afrique sur son site Internet, Necotrans souhaite que chaque membre du consortium Kribi Port Multi Operators (KPMO), avec lequel il gérera la plateforme portuaire, prenne individuellement des parts dans le Terminale polyvalent de Kribi (TPK), la société de gestion en création. Ce que n’entend pas la partie camerounaise.

« Si les pourparlers n’aboutissent pas, nous sommes prêts à faire entrer d’autres intérêts camerounais au tour de table. L’essentiel étant de respecter les 49 % qui leur reviennent comme nous nous étions engagés, tandis que nous conservons 51 % du capital », martèle Grégory Quérel.

Une logique dénoncée du côté camerounais. « Nous devons respecter le décret d’attribution de la concession », rétorque Gabriel Manimben, le président de KPMO. Le décret du 26 août 2015 du Premier ministre camerounais attribue effectivement la concession de ce terminal au groupement Necotrans/KPMO. Le patron du consortium camerounais, juridiquement constitué en mai 2016 et qui regroupe des transitaires, des manutentionnaires et des agents maritimes, estime que cette manière de faire va à l’encontre du pacte d’associés conclu entre les deux parties.

De leur côté, les autorités camerounaises pressent les parties de trouver un terrain d’entente avant la signature formelle de la convention de concession. En attendant l’issue des pourparlers, le groupe français se veut rassurant : ces discussions n’engendreront aucun retard dans la conduite du projet. Lors de l’attribution de la concession en août 2015, le consortium Necotrans/KPMO a annoncé son intention d’investir 26 millions d’euros sur 20 ans sur ce projet.

 

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