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La banque centrale de Tunisie (BCT) s’est engagée à réduire ses interventions sur le marché des changes et à adopter une politique de change plus flexible. Une décision prise par la BCT suite à un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) portant sur un prêt de 2,9 milliards de dollars.

Le FMI considère que le taux de change effectif réel du dinar est surévalué de 6 à 13% et que la dépréciation du dinar permettrait d’alléger la pression sur les réserves de la BCT et renforcerait les réserves extérieures.

Le régime de parité mobile, adopté par la BCT, avec un rang de 2% avec des interventions de moins en moins récurrentes permettrait non seulement d’obtenir une dépréciation graduelle du dinar et une réduction du déficit du compte courant, mais également de s’aligner sur les fondamentaux macroéconomiques.

La monnaie tunisienne a déjà perdu près d’un quart de sa valeur. Entre 2015 et 2016, la baisse de la valeur du dinar par rapport à l’euro a été de -11%.

Avec cette détérioration du dinar, il est quasi impossible d’atteindre les prévisions du gouvernement dans la loi de finances 2017 qui table sur une croissance de 2,5%, selon les experts.

Cette prévision est jugée trop optimiste, dans un contexte économique difficile et d’austérité budgétaire. Une des hypothèses pour réaliser une telle performance est d’adopter une dépréciation forte du dinar avec une politique monétaire expansionniste, comme le recommande le FMI.

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