Au moins 90 des 130 assureurs de l’espace CIMA sont directement menacés par le relèvement du capital minimum. C’est la conclusion d’un rapport détaillé du cabinet Finactu consacré à la décision, prise en avril 2016 par le régulateur de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances (CIMA), de multiplier par 5 le capital social minimum des compagnies d’assurance.
Selon le cabinet basé à Casablanca , les compagnies d’assurance de la zone auront tous, sans exception à conduire d’importantes réformes pour s’adapter. Ils devront mobiliser, collectivement, « au moins 200 milliards de FCFA de capital supplémentaire pour satisfaire la nouvelle exigence ». Qui fournira les capitaux nécessaires à ces nouvelles exigences? Des partenaires stratégiques, des fonds d’investissements ?

L’étude va au delà des aspects quantitatifs : «les assureurs, aiguillonnés par de nouveaux actionnaires plus exigeants, vont devoir impérativement moderniser leurs processus, et se lancer dans des actions de sélection et de nettoyage de portefeuilles. Ceux qui ne le font pas ne pourront pas dégager les résultats permettant de justifier un capital de 5 milliards de FCFA. Par cette réforme quantitative, c’est donc une révolution qualitative que la CIMA impulse», relève Finactu.

Adama Wade

PS: l’essentiel de l’analyse relative à ce rapport est à retrouver dans Financial Afrik n°35 en kiosque à partir du 15 novembre. En raison de la COP22, ce numèro est disponible dès le 7 novembre 2016.

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