La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) basée au Caire a accordé un crédit de $ 130 millions pour la construction de l’Hôtel Radission Blue et Convention Center tous de Kigali, ce qui représente plus d’un tiers dd ce projet estimé à $ 300 millions, selon le Ministre des Finances, l’Ambassadeur Claver Gatete.

«Ce Projet maintenant opérationnel attire des touristes et sert à organiser des conférences. Afreximbank octroie aussi des crédits aux autres banques du Rwanda comme la Banque Rwandaise de Développement (BRD) au niveau de l’énergie et des infrastructures. Au niveau africain, Afreximbank accorde des appuis à tire de crédit dans ces même domaines en plus des routes, transports, télécommunications, etc. à des fins de renforcer le commerce intra-africain», a-t-il indiqué.

Il a tenu ces propos lors de l’ouverture des travaux de deux jours du 3ème Forum d’Afreximbank à Kigali axé sur la mise en œuvre des pratiques de diligence et de la gouvernance de l’entreprise comme thème de cette année 2016.

Plus de deux cent délégués des pays africains, des banques et des services de régulation participent à la rencontre.

Le Ministre Gatete a souligné la nécessité pour le continent de poursuivre la lutte contre les flux financiers illicites (FFI) des capitaux qui sont de graves crimes économiques consistant dans le blanchement d’argent et les évasions fiscales, vrai frein au développement économique.

Ces dernières années, les FFI ont continué à augmenter. En 2014-2016, le taux de crimes économiques ont grimpé de 35 à 50 en Europe; de 50 à 55 % en Afrique ; de 37% en 2014 à 41 % en 2015 en Amérique du Nord.

Pendant ces 50 dernières années, l’Afrique a perdu 1,7 trillion par rapport au FFI. Actuellement, l’Union Africaine (UA) estime que l’Afrique perd $ 50 milliards par an par rapport aux FFI.

«Certes, l’impact de ces actions illégales peut être contenu dans un bon environnement des affaires. Mais les conséquences sont toujours considérables sur l’investissement, la réduction de la pauvreté et la croissance économique », a encore poursuivi l’Amb. Gatete.

Il a rappelé  que grâce à l’internet et aux transactions, l’on peut réguler  la lutte contre ces crimes économiques qui dépassent la juridiction nationale.

Il faut ainsi des efforts coordonnés des banques et des organisations régulatrices exhortées à travailler en synergie à l’intérieur et à l’extérieur des pays afin de détecter et éradiquer ces mauvaises pratiques.

L’Afrique doit œuvrer dur pour réguler ces crimes qui ont un impact négatif sur ses économies. Elle a plus à faire pour améliorer l’environnement des affaires pour la bonne conduite des entreprises.

«Le Rwanda est dans une phase transitoire pour se faire une base centrale de l’investissement. Elle a amélioré son climat des affaires comme l’indique le Rapport Doing Business 2017 qui classe le Rwanda comme second après l’Ile Maurice. Et nos institutions gouvernementales et autres institutions travaillent pour que l’environnement des affaires soit sain. Raison pour laquelle le présent Forum se penchera sur le partage des expériences de lutte contre les crimes économiques», a-t-il encore ajouté.

Pour le Vice-Président de Afriximbank, Dr Georges Elombi, le Rwanda a pu sortir du génocide et reconstruire rapidement son économie à tel point qu’il s’avère un modèle qui incarne ce que toute l’Afrique devrait devenir.

«Le Rwanda a une croissance qui augmente (7 %) en 2015. Son économie est performante. Ses services sont diligents. Son leadership incarné par le Président Kagame reste un référence», a-t-il noté.

Il a ajouté que comprendre la bonne pratique de diligence et de bon service est capital pour créer la confiance chez les clients et les partenaires, surtout au niveau des banques.

«Nous avons créé ce forum d’échange pour améliorer les services. Les banques étrangères sont de plus en plus strictes. L’importation des équipements est de plus en plus difficile. Ces banques étrangères ne peuvent plus travailler avec nous au niveau de la diligence. Il faut donc améliorer ce devoir par rapport à la clientèle. Il faut créer une plateforme technologique sûre pour favoriser les échanges avec les clients», a encore relevé Dr Elombi.

Pour cela, l’on devra vérifier les données avec les clients, améliorer les financements, voir comment utiliser les ressources internes afin d’atténuer les risques », toujours selon le Vice-Président d’Afreximbank. (Fin)

 

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