Par Ndeye Maguatte Kebe

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Pendant que le nombre d’établissements bancaires agréés au Sénégal ne cesse d’augmenter (de 14banques en 2004, 21 en 2011 et à 23 en 2015), le taux de bancarisation, lui, s’effrite. 

En effet selon un rapport de la BCEAO, ce ratio qui mesure le rapport entre les détenteurs de comptes et la population sénégalaise a régressé de 1,36% en 2015. Ainsi, seul 16% des sénégalais ont accès à la banque. 

 

Les banques auraient-elles renoncé à l’élargissement du réseau physique et à la prospection de la clientèle des particuliers ? Il faut le dire, le gros de l’activité est concentré dans un mouchoir de poche qui fait le pourtour de la Place de l’Indépendance du quartier Plateau de Dakar.

« La concurrence se joue plutôt sur les gros comptes et cette infime partie de la population surbancarisée représentée par les fonctionnaires, les professions libérales, les expatriés ainsi que quelques cadres représentants du secteur privé », relève un observateur. Et de souhaiter que les régulateurs, à savoir  lEtat et la BCEAO, rappellent aux banques leurs rôles de services publics.

Mamadou Camara,  Directeur national de l’agence principale du Sénégal  de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), se contentera-t-il du constat? L’explication avancée à chaud laisse subodorer qu’il n’en sera rien. 

 

Cette baisse s’expliquerait, indique –t-il, par « le travail d’assainissement au niveau du système bancaire avec l’apurement du système des comptes étudiants ». Une explication conjoncture qui ne permet pas à notre avis de saisir la problématique de la sous-bancarisation dans sa dimension structurelle. 

 

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