Par Amédée Mwarabu (Kinshasa)

Déogratias Mutombo, gouverneur de la Banque centrale du Congo
Déogratias Mutombo, gouverneur de la Banque centrale du Congo

La Banque centrale du Congo a relevé ses coefficients de la réserve obligatoire à la suite de  « l’accélération de la dépréciation du taux de change sur les deux segments indicatif et parallèle ainsi que la résurgence de l’inflation ».

« Le CPM a décidé de resserrer davantage la politique monétaire via le relèvement des coefficients de la réserve obligatoire. Ces derniers passent de 10% à 13% et de 9% à 12%, respectivement pour les dépôts en devises à vue et à terme », note un communiqué de la réunion extraordinaire du Comité de politique monétaire (CPM) tenu le 18 octobre 2016 sous la présidence de Déogratias Mutombo, gouverneur de la Banque centrale du Congo.

A travers cette décision, la Banque centrale du Congo reconnait « un déséquilibre profond entre l’offre et la demande des devises sur le marché des changes ».

L’année 2016 demeure marquée en RD Congo par une forte contraction de l’offre de devises à la suite de la morosité de la conjoncture économique mondiale. La RDC voit ses principaux indicateurs macroéconomiques se déprécier depuis la baisse des prix de ses principales matières premières d’exportation, le cuivre et le pétrole, sur le marché international.

Le 28 septembre 2016, la Banque centrale avait déjà relevé son taux directeur de 2% à 7% pour tenter de neutraliser la liquidité excédentaire sur le marché de change.