standard-poors
Konrad Reuss, le patron de l’agence de notation Standard & Poor’s, a exprimé ce jeudi sa préoccupation devant « l’agitation et les tensions politiques » qui ont cours en Afrique du sud. Cela, un peu plus d’un mois avant la prochaine évaluation, début décembre, de la première économie industrielle du continent, rapporte Reuters.

Cette prise de parole intervient dans un contexte d’inquiétude du marché, quelques jours après que la justice ait lancé une procédure pour fraude contre le ministre des Finances, Pravin Gordhan. Une décision perçue par l’opinion comme une manœuvre du pouvoir pour écarter ce dernier, jugé quelque peu trop austère dans la gestion finances publiques.
« … les agitations et tensions politiques risquent de compromettre les réformes structurelles » et tout bouleversement institutionnel  devrait avoir un impact négatif sur la prochaine évaluation financière du pays affecté par une grave crise économique, a averti Konrad Reuss.

En juin dernier, Standard & Poor’s avait maintenu la note BBB- de l’Afrique du Sud, soit un cran au-dessus des catégories spéculatives, avec des perspectives « négatives ».