Par Ndeye Magatte Kebe

Mark Bristow, directeur général du producteur d'or sud-africain

Le gouvernement malien a décidé de fermer les bureaux du producteur d’or Randgold Resources à Bamako, à cause d’un conflit fiscal portant sur plus de 200 millions de dollars, annonce un communiqué du groupe sud-africain publié lundi.

Selon le communiqué, Randgold s’est dit « déçu que le gouvernement malien soit allé encore plus loin dans leur différend fiscal de longue date en fermant les bureaux du groupe dans la capitale du pays, Bamako ».

Le groupe, coté à la Bourse de Londres et au Nasdaq à New York, précise toutefois que cette décision n’affecte en aucun cas l’activité dans les trois mines qu’il exploite au Mali rappelle. Randgold estime qu’une grande partie des taxes réclamées par le gouvernement malien sont injustifiées et sans fondement et en contradiction avec les conventions minières qui garantissent une stabilité fiscale.

Le groupe a porté l’affaire devant un tribunal international d’arbitrage qui a tranché en sa faveur sur une partie du litige, avait souligné Randgold dans un rapport d’activité publié début août. Le groupe a précisé qu’une de ses mines, Loulo, s’est vue octroyer un remboursement de 29,2 millions de dollars pour « des taxes indûment perçues par l’État » malien indique la même source. Un arbitrage qui ne concerne toutefois qu’une partie des taxes réclamées par le Mali dont le solde est de 231 millions de dollars, précisait Randgold dans ce rapport d’activité.

Pour Mark Bristow, directeur général du groupe, Rangold continue à discuter avec les autorités maliennes « au plus haut niveau » pour résoudre ce différend.

Le Mali est stratégique pour le groupe qui exploite actuellement 5 mines d’or au total, dont trois dans ce pays, une en Côte-d’Ivoire et l’autre en République démocratique du Congo (RDC).

En 2015, le bénéfice net de Randgold s’est établi à 189 millions de dollars pour un chiffre d’affaires de 1,4 milliard de dollars.

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