Par  Nephthali Messanh Ledy

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Au Niger, le secteur des télécommunications s’apprête à connaître une profonde mutation. Il s’agit de la fusion de l’opérateur publique Sonitel (Société nigérienne des télécommunications) et sa filiale Sahelcom (Société sahélienne des communications), devant donner naissance à une nouvelle entité dénommée « Niger Telecom ».

Approuvée depuis octobre 2015 par le gouvernement, l’opération a été officiellement annoncée mercredi 28 septembre par Yahouza Sadissou, ministre des Télécommunications, suite à un conseil des ministres. Elle vise, selon le ministre, à gagner des parts de marché dans le secteur en Afrique de l’Ouest, mutualiser les ressources techniques, rendre l’opérateur national plus attractif et disposer d’un seul opérateur à l’instar des autres pays de la région.

Niger Telecom sera doté d’un capital de départ de 23,5 milliards de F CFA.

 

Difficultés financières

Cette fusion qui s’annonce devra permettre d’assurer une gestion optimale et rationnelle des ressources des deux sociétés dont la situation financière inquiète les autorités.

Privatisés en 2011 puis nationalisés un an plus tard après échec de l’opération, les deux opérateurs connaissent toujours des difficultés financières avec un résultat net négatif d’environ -2,5 milliards de francs CFA chacun en 2013, malgré les 85 milliards investis par l’Etat dans Sonitel depuis leur nationalisation. Il détient, en 2014, 99,77 % de parts de marché de la téléphonie fixe avec ses 155.490 abonnés.

Pour sa part, sa filiale Sahelcom reste suiveur sur le marché de la téléphonie mobile avec 347.000 abonnés en 2015 contre 3,5 millions d’abonnés pour l’indien Airtel, 1,67 million pour le français  Orange et 604.499 pour Maroc Telecom.

 

 

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