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La rencontre d’Alger va-t-elle accoucher d’une souris ? Alors que les pays membres de l’OPEP se réunissent ce mercredi dans la capitale algérienne afin de discuter des possibilités de faire remonter les cours du brut, l’issue de ces assises semble sans grand espoir.

La veille, le ministre saoudien du Pétrole, Khalid Al Falih, cité par Reuters, a confié à la presse ne pas s’attendre à un accord sur un gel des niveaux de production, préférant attendre le sommet ordinaire de l’organisation prévue à Vienne le 30 novembre pour d’éventuelles décisions.

Une posture également défendue par l’Iran dont le ministre du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh, a indiqué à Alger que trouver un accord ne figurait pas à l’agenda de la rencontre. Le pays aspirant en effet à retrouver son niveau de production, 4 millions de barils jour, antérieur aux sanctions (contre environ 3,6 millions actuellement).

De son côté, le Nigeria a plaidé par la voix de son secrétaire d’Etat pour le Pétrole, Emmanuel Kachikwu, pour être « exonéré d’un éventuel gel de la production en cas d’accord » en raison du contexte de récession économique qui prévaut dans le pays.

L’objectif visé par Alger en convoquant cette réunion informelle était de parvenir à un consensus pour un prix de baril situé entre 50 et 60 dollars. Le marché a réagi à ce mardi avec un cours du baril à la baisse oscillant entre 44,67 dollars (New  York) et 45,97 dollars (Londres).

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