Essis Emanuel, le directeur général du CEPICI
Essis Emanuel, le directeur général du CEPICI
58 réformes ont été identifiées par le gouvernement ivoirien comme faisant partie de l’agenda des réformes à mener pour améliorer résolument le climat des affaires en Côte d’Ivoire. Ce nouvel agenda était au centre du conclave qui a réuni ce lundi des hauts fonctionnaires et une dizaine de ministre autour du chef du gouvernement.

Le fait est qu’Abidjan est engagé dans une course contre la montre en vue d’intégrer le top 50 du classement Doing Business 2020, soit durant de l’année 2019. En 2015, le pays a été classé 142ème après avoir « grignoté » cinq places. Une performance qui s’était avérée insuffisante pour conserver son statut parmi les dix pays les plus réformateurs au monde.
« Il convient de s’arrêter un instant pour apprécier le chemin parcouru », « réfléchir aux remèdes à apporter aux dysfonctionnements et blocages qui entravent la bonne conduite du processus » et « accélérer la mise en œuvre de ce qui reste à faire avec en ligne de mire l’échéance capitale de l’émergence  en 2020 »a indiqué Daniel Kablan Duncan.
Dématérialisation
Parmi ces réformes, plus d’une vingtaine est relative à des projets informatiques et à l’e-gouvernance devant conduire à la simplification et à la dématérialisation des démarches administratives : création d’entreprise, déclaration et paiement d’impôt, production d’actes administratifs, etc.
« Il faut que la Côte d’Ivoire arrive au stade où l’Ivoirien puisse de chez lui entrer en contact avec l’administration (…), traiter l’information ou payer le service sans être obligé de se déplacer » a expliqué Essis Emanuel, le directeur général du CEPICI, le centre de promotion des investissements, cheville ouvrière des réformes.
Créer le « meilleur environnement des affaires »
L’enjeu pour le pays reste la place du secteur privé qui doit jouer le rôle de moteur principal de l’économie ivoirienne. « Nous devons, a soutenu le Premier ministre, créer le meilleur environnement des affaires en Afrique et dans le monde. L’objectif est de nous assurer les meilleurs chances de mobilisation des ressources d’investissement auprès du secteur privé national et international … ».
Le pays compte lever en effet 62,5% des 30 000 milliards FCFA que coûte son Plan de développement 2016-2020 auprès du privé.

A noter que la publication du classement Doing Business 2017 est attendu octobre, dans quelques semaines donc.
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