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Participation record au Forum de recrutement AfricTalent qui se tient ces 16 et 17 septembre à Abidjan. Plus de 8 000 postulants se sont empressés à présenter leurs candidatures pour espérer décrocher l’une des 200 offres d’emplois proposées par la quinzaine d’entreprises et institutions, dont la Banque Africaine de développement ou encore l’opérateur télécom MTN, présente à la rencontre.

Un engouement qui place d’ailleurs Abidjan en tête des rencontres AfricTalents dans la région (Dakar et Lomé).
« La présélection conduite par nos équipes a permis de faire un premier tri d’un peu plus de 2 000 postulants qui sont invités à se présenter pour des échanger directement avec des recruteurs » a expliqué Diane Anawi, coordinatrice Internationale à Afric Search. Ces derniers formaient, ce vendredi matin, une longue file d’attente  qui serpentait  sur l’esplanade du Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan.
« La quinzaine d’entreprises représente divers secteurs d’activité et les emplois couvrent pratiquement tous les domaines de compétences » a-t-elle ajouté.
Mais comment sortir du lot dans ce vis-à-vis avec les recruteurs ? « Les patrons ont besoin d’être impressionnés. Il faut oser leur proposer des solutions pour faire bouger les lignes dans leurs entreprises, il faut leur montrer qu’ils ont tort de ne pas vous choisir » a suggéré Stanislas Zézé, le PDG de Bloomfield Investment, à la cérémonie d’ouverture du Salon.
Tout au moins, cette présence massive donne une idée du vivier de diplômés dont regorge le continent. Ce dont s’est réjoui Amadou Diaw, président de l’ISM de Dakar, un business school de référence sur le continent. « Le système éducatif doit penser, dessiner le futur de l’Afrique » a-t-il commenté, exprimant sa satisfaction quant à « l’optimisme des nouvelles générations » plus aptes à monter leurs projets d’entreprise et qui ouvre une grande lueur d’espoir pour le continent.
S’approprier  la digitalisation
L’Afrique a enregistré d’importantes mutations qui ont vu l’africanisation des postes de cadres et dirigeants, l’expansion de grandes entreprises dans la région pilotées par des Africains, et l’émergence d’institution de formation qui génèrent des managers ancrés dans l’environnement locale. Une évolution dont Afric Search peut se féliciter pour avoir, 20 ans plutôt, impulser le mouvement des promotions des cadres du continent.

Pour l’avenir, il appartient à la génération actuelle et à venir de managers de s’adapter et s’approprier l’ère de la digitalisation, a conseillé Didier Accouetey, président-fondateur d’Afric Search. Cela, à l’image du brave mécanicien qui, pour être à niveau et toujours opérationnel, devra pouvoir passer un cap en étant capable désormais de détecter une panne à partir d’une tablette, a-t-il imagé.