Par Mariata DIENG

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En dépit d’une conjoncture économique morose, les banques tunisiennes arrivent à dégager de la croissance aussi bien en 2015 qu’en 2016.

A travers la gestion de leurs actifs et passifs, les banques tunisiennes ont pu s’adapter au nouveau contexte et se sont ruées vers l’acquisition des BTA assurant en même temps le financement du Trésor et leur propre refinancement au moyen de ces Bons du Trésor acquis.

Les banques tunisiennes ont pu (ou du) s’adapter au nouveau contexte économique en réorientant une bonne partie de leur ressources à l’élargissement de la taille de leurs portefeuilles titre commercial et d’investissement. Ce dernier a augmenté de 1 milliard de dinars pour les banques cotées, soit de 10,8% entre décembre 2015 et juin 2016 contre une évolution des crédits de 5,1% seulement, qui rappelons le, ont été dopé, en partie, par les crédits consentis aux opérateurs téléphoniques.

La hausse de la taille du portefeuille titres des banques a été orientée principalement pour l’acquisition de BTA, surtout que le Trésor a levé (en net de remboursement) au premier semestre 2016 plus de 620 MDT. Le besoin accru de financement du Trésor a profité aux banques résidentes, dans la mesure où les BTA offre un rendement attractif dépassant les 7% pour les maturités longues, profitant d’un effet de levier monétaro-budgétaire.

En effet, tout en s’acquittant d’un rendement de plus ou moins 7%, les banques récupèrent la liquidité des sommes investies en BTA à travers leur remise à la BCT comme collatéral pour leur refinancement à un taux proche du taux directeur (4,26% pour l’Appel d’Offre à 7 jours).

A travers ces investissements sur le long terme et le refinancement itératif sur le court terme, les banques assurent ainsi un Spread de taux de plus 2,7% (en brut) sans supporter des coûts inhérents au risque émetteur.

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