Par Ibrahima Dia Junior

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Le ministre Mauritanien de l’Energie et des Mines, Mohamed Ould Abdel Fettah, a fait savoir que l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal  (OMVS), compte beaucoup sur le projet hydro-électrique de Koukoutamba et que celui-ci, suscite beaucoup d’intérêts de la part des partenaires financiers. Une déclaration faite le 22 août à Nouakchott en marge des travaux de la 61ème session extraordinaire du conseil des ministres de l’OMVS et qui vise à rassurer les partenaires suite au report de la remise des offres de ce projet hydro-électrique.

Les enveloppes sous plis devraient être déposé le 16 décembre 2016 au lieu du 15 décembre comme annoncé. Aucune entreprise européenne ou américaine ne figure (pour le moment) parmi les potentiels candidats. Une compétition sino-brésilienne s’annonce sur ce projet stratégique.  

Le ministre mauritanien, président  en exercice du Conseil des ministres de l’OMVS , a quant à lui indiqué que près d’une trentaine d’entreprises vont certainement soumissionner pour ce barrage de 300 MW, le plus grand de l’OMVS.

Par ailleurs, le ministre a évoqué les autres projets phares à savoir le projet de création de la Société d’exploitation de Manantali et Félou (SEMAF) et celui du projet de gestion Intégrée des ressources en eau et de développement des usages multiples (PGIRE 2).

«La dernière réunion de coordination des Agences du PGIRE 2 a permis de noter des avancées majeures dans la conduite des dossiers du volet aménagements hydro -agricoles mais également la progression acceptable des autres volets du projet », martèle-t-il.

Mohamed Ould Abdel Fattah a signalé que la SEMAF va être mise en œuvre malgré les difficultés rencontrées. «Je suis sûr, que nous arriverons, à l’issue de notre présente rencontre, à finaliser le processus de sa mise en place», conclut-il.

De son côté, le ministre Mauritanien de l’Equipement et des transports, M. Ahmed Salem Ould Abderraouf a estimé que l’OMVS, après 40 ans d’existence demeure un parfait exemple d’intégration sous régionale. “Nos dirigeants ont compris que le fleuve n’est pas un facteur de division mais plutôt d’union”, a-t-il ajouté.

Pour sa part, le haut-commissaire de l’OMVS, Kobiné Komara, cheville ouvrière de l’organisation, s’est félicité de l’état d’évolution des dossiers. «Certains de ces dossiers méritent une solution urgente en terme de décision, tandis que d’autres connaissent une évolution normale sans obstacles majeurs », a-t-il précisé.

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