Par Élisabeth K,

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Dans une correspondance officielle, datée du 3 août 2016 et adressée au directeur général de la Camerounaise des eaux (CDE), filiale du marocain ONEP, le ministre camerounais de l’Eau et de l’Energie (MINEE) indique que « sur très hautes instructions de la hiérarchie », le contrat d’affermage liant cette entreprise à l’Etat du Cameroun ne sera pas renouvelé à son terme.

Cette correspondance fait suite à la demande de renouvellement introduite par la CDE ; dont l’échéance est prévue en 2018. Le contrat en question porte sur le service public d’alimentation en eau potable des centres urbains et périurbains.

Cette décision était prévisible. Car en avril dernier, les médias nationaux faisaient déjà écho d’une correspondance du 28 mars 2016 attribuée au secrétaire général de la présidence de la République, instruisant la non-reconduction du contrat d’affermage de l’entreprise marocaine et son remplacement par une structure publique.

L’actionnariat de la CDE serait à la base du différent avec la « haute hiérarchie» du Cameroun, parce que constitué majoritairement des membres du gouvernement, sous prête-noms…