Parmi les grandes décisions prises à Casablanca lors de son AGO du 21 juillet, le fonds Africa 50 enregistre l’adhésion du Kenya et l’augmentation de la participation  du Mali. La plupart des pays de l’Afrique australe (SADC) à l’instar de l’Afrique du Sud n’ont pas encore adhéré à ce véhicule dédié aux infrastructures.

En zone CEMAC, le fonds connaît un intérêt affirmé dans le sillage du Congo, pays pionnier en termes de souscription.En Afrique de l’Ouest, la Guinée Conakry n’a pas encore sauté le pas étant l’un des trois pays de la CEDEAO (avec la Guinée Bissau et le Liberia) à ne pas rejoindre Africa 50. 

En attendant, les souscriptions sont passées de 706 millions de dollars en juillet 2015 à 740 millions au 31 décembre. Sur le premier semestre 2016, la banque centrale marocaine (Bank Al Maghrib) et la BCEAO, son homologue de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), se sont engagées pour 25 millions de dollars. “Ce sont les toutes premières institutions qui souscrivent dans le tour de table du fonds Africa 50”, a précisé le PDG de la BAD, Akinwimi Adesina, qui préside aux destinées du fonds et qui espère attirer les institutionnels et les privés . Plusieurs discussions sont engagées avec nombre de pays, poursuit monsieur Adesina qui dit espérer de nouvelles adhésions avant la fin de l’année. L’objectif est d’atteindre 1 milliards d’ici 6 à 9 mois.
Côté management, le Camerounais Alain Ebobisse, prendra fonction en tant que CEO à partir du 8 août 2016. Il remplace à ce poste le mauritanien Alassane Bâ, chaleureusement félicité par le président Adesina “pour sa contribution aux progrès du fonds Africa 50 et pour avoir créé l’équipe en charge du fonds”. Les remerciements du président sont allés aussi au sénégalais Amadou Kane, ancien ministre des Finances pour “son rôle décisif dans le processus de mobilisation des ressources”. Monsieur Kane continuera à officier au sein du fonds en tant qu’administrateur indépendant..

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