Jean-Mermoz KONANDI, Abidjan.

Annoncée depuis 2012, la privatisation des actifs publics de la compagnie sucrière Sucrivoire entre dans sa phase active. L’Etat ivoirien a annoncé ce 20 juillet la cession de ses 23% de parts détenus dans le capital de la société.

 

Les actifs chiffrés à 563 500 actions seront entièrement mis en vente via la BRVM, la bourse régionale. Cette cession répond au « programme de privatisation et à la politique de promotion de l’actionnariat populaire mise en œuvre par le gouvernement ivoirien », a expliqué le ministre Bruno Koné, porte-parole du gouvernement.

 

L’entreprise sucrière, passée sous l’enseigne du géant agroalimentaire ouest africain SIFCA (51,5%) et du groupe mauricien Terra (représenté par Ivoirel, 25,5%) depuis sa privatisation en 1997, partage la production sucrière nationale, estimée en 2014 à environ 200 mille tonnes, avec le second acteur local SUCAF (groupe Castel).

Opérant sur le modèle d’unité agricole intégrée, à l’image des autres entreprises de sa maison-mère, Sucrivoire exploite plus de 11 000 hectares de plantations industrielles de cannes à sucre repartis autour de ses deux sites industrielles (à Bortou et à Zuénoula, dans l’ouest du pays), d’où elle a sorti, en 2013, environ de 109 mille tonnes de sucre absorbées à plus de 90% par le marché local.

En 2014, la société, au capital de 24,5 milliards FCFA, a réalisé un chiffre d’affaires de 50,37 milliards FCFA pour un résultat net de 5,88 milliards FCFA, en hausse de 41,9% sur un an.

Des sources proches du dossier précisent que 5% des actifs ainsi libérés sont réservés au personnel.

 

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