Par Charles Ngah Nforgang, Yaoundé.

Surliquides, les banques camerounaises proposent de plus en plus à leurs clients des prêts pour supporter les rentrées scolaires de leurs progénitures, mais toujours à des conditions draconiennes.
Les clients des banques camerounaises reçoivent de plus des coups de fil de leurs banques qui leur proposent des prêts bancaires en prélude aux rentrées scolaires et universitaires de septembre et octobre. Des affiches et spots publicitaires complètent l’information. Les clients sont alors invités à passer dans les banques pour en connaître des modalités, qui ne sont toujours pas à portée.

Ecobank, comme d’ailleurs, BICEC, Société Générale, First bank entre autres qui proposent ce service n’accordent des prêts qu’aux clients travaillant dans des entreprises ayant des partenariats avec la banque.

Les taux d’intérêts se situent autour de 12 et 13 % du montant emprunté qui doit être remboursé en 10 mois. Il peut aller jusqu’à 24 % dans certains établissements de microfinances. La dette est alors directement prélevée sur le salaire. Les plafonds du prêt sont tout aussi fixés en fonction du salaire de celui qui en fait la demande.

Généralement fauchés en début de rentrée scolaire, de nombreux clients n’hésitent pas accepter ces conditions draconiennes qui contribuent à enrichir les banques locales, déjà surliquides.