2000 délégués ont assisté à l’ouverture de la Medcop, le 18 juillet 2016 à Tanger.

“La Mediterranéé sera l’une des régions les plus affectées par le changement climatique”. Ces mots du président de la région de Tanger-Tetouan, Ilyas El Omari et du secrétaire général de l’Union pour 

la Méditerranée, Tarek Sijilmassi, résument la situation de ce bassin historique, stratégique pour le transport maritime international et pour l’équilibre environnemental de la planéte. 
La capitale du Détroit abrite la deuxième édition de Medcop Climat (conférence des parties des pays riverains de la Méditerranée sur les changements climatiques), événement transmediterranéen, qui se tient les 18 et 19 juillet 2016. Plus de 2000 délégués venant de 20 pays du Nord et du Sud de la vieille mer ont participé à la cérémonie d’ouverture présidée par le prince Moulay Rachid. 

 A quatre mois de la COP 22 prévue à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016, les pays riverains affinent leurs positions confrontés qu’ils sont aux risques d’une élévation de température comprise entre 3 et 7 degrés d’ici à la fin du siècle et aux menaces d’élévation du niveau des eaux. 

Face à de telles menaces, la mise en oeuvre de l’accord de Paris est cruciale pour contenir le réchauffement de la planète en deçà des 2 degrés.

Pour M. Oumary, la Méditerranée dispose de tous les atouts pour devenir «une force solidaire face au risque climatique». Son homologue français, Michel Lacoste, 

ambassadeur des “relations internationales pour le climat”, qui a lu le message de Ségolène Royal, ministre français de l’Environnement, espère que Marrakech stimulera l’agenda de l’action en maintenant notamment l’implication des acteurs non étatiques. En outre, la France relèvera sa contribution de 3 à 5 milliards d’euros d’ici 2020 dont 1 milliard destiné à l’adaptation.
La Medcop est une sorte de plateforme de coopération et d’incubation de projets méditerranéens. Pour l’avenir, il est question de la mise en place d’un groupe d’experts, d’une plateforme pour la compensation carbone et d’un fonds fiduciaire pour les aires marines protégées. A la COP22, les deux rives front front commun pour accélérer la mise en oeuvre de l’accord de Paris.
Adama Wade