Kigali, André Gakwayaka (ARI). Puisque la dimension politique de l’intégration régionale est déjà connue et qu’elle fait l’objet de beaucoup de programmations, il est opportun que le débat de l’intégration devienne plus technique, selon le Secrétaire Exécutif de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA), Carlos Lopes.

« Nous avons lancé l’indice de l’intégration régionale qui a été fait par UNECA, en collaboration avec la Banque Africaine de Développement (BAD) et l’Union Africaine (UA), et qui a trente dimensions. Cet indice permet de mesurer les progrès par rapport à la question de l’intégration régionale. Il faut vraiment qu’on commence à discuter techniquement, et non pas seulement politiquement », a-t-il indiqué.

Il a tenu ces propos en marge du Sommet de l’UA à Kigali qui a pour thème : « les Droits de l’Homme, particulièrement les Droits des Femmes ».

Interrogé sur l’industrialisation du continent qui risque de traîner faute da sa capacités, Carlos Lopes a répondu que l’industrialisation constitue un renouveau d’intérêt dans la transformation économique.

« Les statistiques nous prouvent que nous sommes entrain de faire des progrès remarquables dans le domaine de l’industrialisation. Pas avec le même rythme d’un pays à l’autre. Mais il y a des pays qui y sont engagés. Il faut donc y croire. Même les pays qui sont passés par l’étape de la transformation industrielle ont eu en leur faveur un certain nombre d’éléments économiques que nous avons maintenant en Afrique. Donc, nous devons y croire, mobiliser beaucoup plus de marchés internes », a-t-il dit, en poursuivant :

« Actuellement, notre croissance dépend beaucoup du marché externe. Et les des gens ne se rendent pas compte. Ils pensent que notre croissance dépend beaucoup plus de l’aide au développement, que c’est le problème commun et qu’on va nous aider, etc… Ce n’est plus l’économie dont on parle. C’est une économie différente, qui a beaucoup plus d’autonomie et beaucoup plus de capacités que celles qu’on avait, il y a vingt ans ».

Le Secrétaire Exécutif de UNECA, Carlos Lopes, a confirmé que les responsables politiques africains, sont suffisamment outillés pour maintenir la croissance africaine jugée encourageante aujourd’hui.

« Je pense que la croissance africaine dépend beaucoup plus des tendances lourdes que des tendances à court terme. Dès qu’il y a une tendance de court terme négative, les gens commencent tout de suite soit à paniquer, soit à reprendre leur pessimisme. Mais il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Parce que les tendances lourdes sont en faveur de l’Afrique », a-t-il encore fait remarquer.

Share Button