Carlos Lopes photo officielle

Awassa, Éthiopie, le 9 juillet 2016 (CEA) – Le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Carlos Lopes a obtenu un doctorat honorifique en études de développement, de l’Université d’Hawassa, l’une des meilleures universités éthiopiennes. Ce diplôme lui a été remis par le Vice Premier ministre, Ato Demeke Mekonen, en reconnaissance de son leadership et de sa contribution intellectuelle sur le continent et au-delà. Étaient présents à la cérémonie, Arkebe Oqubay, le Ministre et Conseiller spécial auprès du premier ministre Haile Mariam Desalegn et l’Ambassadeur Mohamed Idriss Farah de Djibouti.

 

« C’est avec humilité que j’accepte ce Docteur Honoris Causa. Je continuerai à faire de mon mieux pour défendre cet honneur et cette confiance », dit Lopes dans son discours, lors de la cérémonie.

Des milliers d’étudiant(e)s qui recevaient également leurs diplômes de l’Université d’Hawassa, une des universités les plus cotées d’Éthiopie, ont été inspiré(e)s par le discours de M. Lopes qui parlait de l’Afrique et de son avenir.

« Je suis passionné de l’Afrique; ce continent a toujours suscitémon intérêt et mon étude »dit-il. Et ajoute que recevoir cet honneur en Éthiopie, un pays enraciné dans un panafricanisme profond et un symbole de la libération de l’Afrique est d’une importance.

Il a félicité les nouveaux diplômé(e)s en leur souhaitant plein succès dans leur avenir.

« Vous êtes l’avenir de l’Afrique », déclare M. Lopes. Il fait savoir également aux étudiant(e)s, alors que ces derniers, dernières partent à la conquête de nouvelles opportunités,qu’ils/elles devraient être inspiré(e)s par des personnalités de renom qui datent de l’indépendance de l’Afrique telles que Kwame Nkrumah, Patrice Lumumba et Amilcar Cabral qui en tant que jeunes adultes se sont engagés dans la politique.

« Tout est possible. Soyez intrépides, soyez courageux, soyezambitieux et agissez avec conviction », dit-il aux diplômé(e)s.

« Mon enthousiasme a été alimenté par ma conviction que la transformation structurelle inclusive est essentielle au développement durable du continent», déclare M. Lopes.

« Les tendances favorables semblent être le choix qui s’impose à l’Afrique pour réaliser la transformation économique, et ce grâce à l’industrialisation, mais il nous faut d’abord affronter et changer le récit négatif. Nous n’y parviendrons que si nous changeons notre état d’esprit ».

Il dit qu’il était grand temps que les économies africaines progressent dans la chaîne de valeur mondiale et passent de simples fournisseurs de matières premières au stade de producteurs de produits manufacturés et de fournisseurs de services pour générer des emplois, des salaires plus élevés et disposer d’une production diversifiée.

M. Lopes félicite l’Éthiopie d’être un exemple de modèle de développement audacieux dirigé par l’État avec une vision à long terme pour la transformation structurelle.

« L’Éthiopie s’est métamorphosée en 15 ans, en passant du stade d’un des pays les plus pauvres en Afrique, à celui d’un pays qui connait une croissance économique à deux chiffres, a quadruplé son Produit intérieur brut par habitant, a augmenté son espérance de vie de 12 ans, et a réduit de moitié sa pauvreté », dit-il.

« Si l’Afrique doit s’approprier son récit, il lui faut effectuer de vrais changements », dit Lopes.

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