Par Élisabeth K,

Emprisonnée depuis 2010, puis condamnée en septembre 2014 à une peine de prison de  25 ans par le Tribunal criminel spécial (Tcs), l’avocate franco-camerounaise Lydienne Yen Eyoum, qui avait été reconnue coupable de détournement de deniers publics, vient dêtre graciée à la suite dun décret présidentiel signé le 4 juillet 2016.

L’Etat camerounais reprochait à Me Eyoum d’avoir retenu, au titre de paiement de ses honoraires, une somme d’un peu plus d’un milliard de francs Cfa sur une enveloppe globale de 2,1 milliard de francs Cfa recouvrée pour le compte de l’Etat auprès de la filiale locale de la Société générale.

Dans cette affaire liée à la liquidation de l’Office national de commercialisation des produits de base (Oncpb), l’avocate était co-accusée de l’ex-ministre des Finances, Polycarpe Abah Abah (encore en prison), et de l’ancien ministre délégué aux Finances en charge du Budget, Henri Engoulou (décédé en prison).

Alors que l’étau de la justice camerounaise se refermait sur elle, l’avocate, qui na eu de cesse de dénoncer un procès inéquitable et injuste, avait sollicité le soutien de l’Etat français, en invoquant la nationalité de ce pays quelle avait obtenu à la faveur d’un mariage.

 

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