La présentation lundi dernier du 4e rapport de la Commission nationale anti-corruption (CONAC) a permis de se faire une idée des montants détournés que l’Etat camerounais voudrait récupérer. Pour la seule année 2014, la somme s’élève à environ 140 milliards de F, révélés par le travail de divers organismes en charge de la lutte contre les atteintes à la fortune publique. Ainsi, les données de l’Agence d’investigations financières (ANIF) font état de ce que cet organe a transmis 60 dossiers à la justice camerounaise au cours de l’exercice 2014 pour des flux financiers estimés à 128 315 890 255 de F. Au rang des infractions relevées par l’ANIF, il y a les faits de corruption, les détournements de deniers publics, le faux et usage de faux, l’escroquerie sur internet, les trafics divers qui représentent à eux seuls une enveloppe de 114,317 milliards de F et les usurpations de titres.Pour ce qui est du Conseil de discipline budgétaire et financière (CDBF), ce sont 35 décisions qui ont été rendues à l’effet de sanctionner les irrégularités et fautes de gestion commises, assorties de 70 millions de F contre certains responsables des administrations et des mises en débet cumulés pour un montant de 3,203 milliards de F. Du côté du Tribunal criminel spécial (TCS), le rapport de la CONAC indique que pour cette juridiction qui a rendu 29 arrêts au cours de l’année 2014, le montant total des sommes réclamées aux mis en cause, et à verser au Trésor public, au titre des dommages et intérêts s’élève à 7 142 411 151 F. Il faut y ajouter de nombreux biens mobiliers et immobiliers qui ont été confisqués.

 

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