Kidal, un dossier toujours ouvert .

En séjour à Paris depuis le 23 juin, l’ancien premier ministre malien, Moussa Mara, s’est livré à un impressionnant marathon promotionnel pour la promotion de son livre intitulé «Jeunesse Africaine, le Grand Défi à relever» (Mareuil Editions).Point d’orgue de cette tournée aux allures de pré-campagne électorale, le passage au Sénat français sur invitation du sénateur et ancien ministre Jean Marie Bocquel. 
L’ ancien premier ministre et président du parti Yelema s’est rendu ensuite au siège de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) pour des échanges protocolaires avec son compatriote Adama Ouane, administrateur de ladite organisation. Après un détour par quelques rédactions, l’homme par qui le Mali a perdu Kidal une seconde fois s’est livré à un bain de jouvence à l’Université Paris 8 avant de réveiller l’expert comptable qui sommeille en lui et de se rendre à l’ESSEC sous bonne escorte de quelques leaders de la diaspora.

Candidat probable aux prochaines élections présidentielles au Mali (qui se tiennent dans trois ans) Moussa Mara part avec un gros handicap. Le traumatisme de Kidal où, fraîchement nommé et en visite dans cette ville du Nord Mali, l’ancien maire de la Commune IV de Bamako a failli tomber dans les mains des séparatistes, le 14 mai 2014 pèse encore dans le bilan du leader politique. L’enquête parlementaire sur cet épisode sanglant qualifié de «l’Oeil de Caïn» de Moussa Mara n’a pas encore rendue sa copie. 
  

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