Par Charles Ngah Nforgang, Yaoundé.


Le ministre des finances et le Directeur national de la BEAC rassurent que celle-ci va impacter positivement sur le climat des affaires, le système financier et améliorer la position du Cameroun dans le Doing Business.  

Le Conseil National du Crédit du Cameroun (CNC) a lancée officiellement ce 23 juin à Yaoundé une plateforme informatique de collecte, d’analyse et de partage de données bancaires. Il s’agit à en croire les membres de cette structure présidée par Alamine Mey, le Ministre camerounais des finances, d’un outil qui vient restaurer la confiance et la transparence entre les institutions financières nationales, les opérateurs économiques et le grand public.
La plateforme en question est un outil de contrôle et d’assainissement du marché financier intégrant trois composantes dont la centrale des incidents de paiement, le fichier bancaire national des entreprises et le cadre de suivi de l’activité des établissements de micro-finance.

Selon, Jean Marie Benoit Mani, Directeur national de la BEAC et Secrétaire National du Conseil National du crédit, la plateforme lancée existe depuis un an et a été déployée auprès des banques, des établissements financiers et des micro-finances avec de nombreuses informations régulièrement consultées par les personnes habilitées.

Il précise par ailleurs que la plateforme est alimentée à travers un interface informatique, fonctionnant sur la base d’un protocole d’échange de données entre le Conseil National de Crédit et les assujettis que sont les établissements de crédit et de micro-finance, les autres déclarants, dont notamment le ministère de la justice, la direction générale des impôts, les opérateurs de téléphonie mobile entre autres.

L’accès à cette plateforme à en croire Jean Marie Benoit Mani va impacter très positivement le climat des affaires et le système financier au Cameroun. « on peut citer entre autres l’amélioration du taux d’accès au financement bancaire et une réduction du coût des crédits, la baisse de la part des crédits bancaires non performants dans l’encours total des crédits, la sécurisation et la fiabilisation de l’utilisation des moyens de paiement, la facilitation et la circulation de la monnaie scripturale, l’amélioration des règles et politiques de gouvernance des établissements de micro-finance », soutient-il.