Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement, et Philippe Couillard, Premier ministre du Québec, se sont entretenus sur les perspectives que présente l’Afrique en matière d’investissements privés et publics dans les domaines de l’énergie, des énergies renouvelables et de l’agroalimentaire. 

Cet entretien, auquel a également participé Christine Saint-Pierre, ministre des Relations internationales et de la Francophonie du Québec, s’est tenu le jeudi 16 juin en marge du 22ème Forum économique international des Amériques – Conférence de Montréal. Il s’agissait de la première visite officielle du président de la BAD au Canada depuis son entrée en fonction le 1er septembre 2015.

Au cours de la discussion,  Adesina a présenté les Cinq grandes priorités de la Banque – Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, Nourrir l’Afrique, Industrialiser l’Afrique, Intégrer l’Afrique et Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique. L’entretien a également porté sur la mobilisation de ressources en prévision de la 14ème opération de reconstitution du Fonds africain de développement, qui contribue à la réduction de la pauvreté et au développement économique des pays les plus pauvres du continent.

Il s’est en particulier concentré sur le Nouveau Deal pour l’énergie en Afrique proposé par la Banque, initiative visant à assurer l’accès universel à l’électricité sur le continent d’ici à 2015, l’accent étant mis sur les solutions à énergie propre et durable. Ce programme ambitieux prévoit l’augmentation de 160 GW de la puissance électrique installée sur le continent, le raccordement de 130 millions de ménages au réseau électrique, le raccordement de 75 millions de ménages supplémentaires à une source de courant hors réseau et l’apport de moyens de cuisson propre à 150 millions de ménages.

« L’Afrique présente un énorme potentiel en matière d’énergies renouvelables, qu’il s’agisse d’énergie solaire, hydroélectrique, éolienne ou géothermique, » a déclaré Adesina.

Il a également fait état de l’énorme potentiel de l’Afrique en matière de production agricole, vu que le continent contient 60 % des terres arables non utilisées de la planète. La BAD vise à créer des partenariats à même de contribuer à la transformation de l’agriculture africaine par une modernisation de ce secteur et la création d’emplois pour les jeunes.

Couillard a fait remarquer que le service d’utilité publique Hydro-Québec, producteur d’électricité de la province, ainsi que son secteur privé possèdent de vastes compétences dans les domaines de l’énergie, des énergies renouvelables et de l’agroalimentaire dont le continent pourrait bénéficier, tant par le biais de partenariats qu’au moyen d’investissements.

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