Par Elisabeth K,

Louis Paul Motaze, ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’aménagement du territoire
Louis Paul Motaze, ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’aménagement du territoire

La décision de s’engager sur la voie de la ratification des Accords de partenariats économiques (APE), sans les autres pays de la Communauté Économique et Monétaire des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC) a été justifiée par le pays.

« Le  Cameroun  a pris  la  décision de parapher et de signer un accord intérimaire avec l’Union Européenne (UE) pour ne pas perturber ses exportations vers l’UE après le 31 décembre 2007. A cet effet, il a bénéficié, dès le 1er janvier 2008, d’un accès libre et sans précédent au marché de l’UE pour ses produits d’exportation tels que la banane, l’aluminium, les produits transformés du cacao, les contreplaqués et d’autres produits agricoles frais ou transformés », déclare Louis Paul Motaze, ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’aménagement du territoire, dans le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune.

Aussi, en concluant un Accord bilatéral avec l’UE, le Cameroun a voulu «préserver» ses intérêts commerciaux, sans toutefois ignorer les chocs négatifs exogènes susceptibles de dégrader la compétitivité de ses produits, dont il doit se prémunir et apporter des réponses appropriées.

« La ratification par le Cameroun de l’Accord d’Etape relève d’une approche stratégique globale, qui vise la conquête de nouvelles parts de marché sur la scène internationale et, surtout, la préservation de l’accès préférentiel de ses produits d’exportation sur le marché européen, en attendant la conclusion d’un APE régional complet et équilibré. Bien que le Cameroun soit astreint au Tarif Extérieur Commun du fait de son appartenance à la sous-région Afrique Centrale, son économie est la plus diversifiée. Dès lors, il doit élargir les débouchés pour ses produits. Le choix de cette option visait à permettre au Cameroun de continuer de bénéficier des préférences commerciales qu’il aurait perdues, en application des règles de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) », conclut Louis Paul Motaze.