TasiastjpegLes autorités mauritaniennes ont notifié à plusieurs entreprises de la place  à  capitaux majoritairement étrangers,  leur intention  de ne pas renouveler les  permis de travail au profit des employés de nationalité étrangère.

Une démarche conforme à la convention d’établissement signée avec les différentes sociétés depuis leur arrivée en Mauritanie. Il s’agit ainsi  de dispositions contractuelles et légales qui n’ont pas été  jusque là appliquées par les services compétents au niveau de l’emploi et de l’inspection du travail.   Cette mesure touche particulièrement TASIAST Mauritanie Limited (TML SA), filiale à 100% de la compagnie canadienne Kinross, qui exploite un site aurifère du même nom au Nord du pays. L’entreprise minière qui  compte un total de 150 employés non-nationaux, parmi lesquels plusieurs dizaines devraient être touchées par la mesure.
La nouvelle décision  concerne également MAURITEL, opérateur historique des télécommunications,  dont le capital est majoritairement  détenu par Maroc TELECOM (51%), l’Etat mauritanien (46%) et les employés 3%. Dans ce deuxième cas,  une douzaine de cadres marocains seraient concernés par le refus de renouvellement des licences de travail.
Un autre cas est offert par des  travailleurs de MCM,  une société d’extraction aurifère opérant également au Nord de Nouakchott.
La  conséquence immédiate  de la mise en application  des clauses contenues dans  la  convention d’établissement avec TMLSA  et  jusque là «endormies» a été un arrêt de la production et du traitement de l’or au niveau du principal site de l’entreprise  observé depuis vendredi.
Ainsi, la compagnie refuserait de se plier à l’injonction des services de l’inspection du travail exigeant la cessation des activités des employés étrangers dont les permis de travail n’ont pas été renouvelés.
TASIAST Mauritanie LIMITED est sortie d’une grève des employés il y a tout juste une semaine. Autant dire que la compagnie canadienne fait face à une météo sociale et économique de plus en plus trouble en Mauritanie.
SA
Share Button