Peu de pays africains sont sortis gagnants dans les procédures engagées auprès du Centre international pour le règlement des litiges relatifs aux investissements (Cirdi). Dernière en date, un vieux litige opposant depuis 1988 la société ABCI et l’Etat tunisien à propos de la Banque franco-tunisienne (BFT) . Le premier accuse le second de l’avoir spolié. 

Le verdict n’est pas encore tombé mais les honoraires des avocats et les coûts de l’arbitrage, salés, nous rappellent ce bon vieil adage: mieux vaut un mauvais arrangement qu’un bon procès. 

Dans ce dossier, les honoraires du cabinet d’avocats Herbert Smith, qui défend la partie tunisienne, atteignent à ce jour 40 millions d’euros selon Kapitalis. Le site précise, fac-similé à l’appui, que c’est la la Société tunisienne de banque (STB), actionnaire de la BFT, qui a réglé la note. Ce n’est pas tout, les frais d’arbitrage à régler par le pays du jasmin s’élèvent à la moitié de la charge totale, soit 1,5 million d’euros. 

Rappelons que, alors que le verdict du CIRDI est attendu, la BFT est en cours de liquidation depuis janvier 2016 pour non observation des ratios de liquidité. Quelque 900 déposants sont concernés par cette liquidation.

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