Par Nephthali Messanh Ledy,

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Bangui va bénéficier d’un arrangement triennal (au titre de la facilité élargie de crédit) pouvant appuyer son programme de réformes structurelles destiné à relever la Centrafrique. Annonce faite fin mai, par une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI) en fin de mission au pays.

« Le niveau d’accès proposé dans le cadre de cet accord pourrait totaliser 83,55 millions de DTS, soit l’équivalent de 68 milliards de francs FCA », indique l’équipe sous réserve de l’approbation de la direction générale et du conseil d’administration du Fonds.

Cette enveloppe devra aider la Centrafrique à mettre en œuvre son programme qui  prévoit  particulièrement des réformes de l’administration fiscale, douanière et du système fiscal. Des réformes qui visent à « mobiliser plus de ressources intérieures, réduire, à moyen terme, la dépendance à l’égard de l’aide et accroître les dépenses prioritaires ».

En outre, le programme prévoit « des mesures visant à élargir l’intermédiation bancaire, améliorer le climat des affaires, combattre la corruption et renforcer les capacités ». Aussi met-il un accent particulier sur l’amélioration de la gestion des finances publiques, y compris du Trésor, et une meilleure maîtrise de la masse salariale en vue d’opérer de nouveaux recrutements dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

Autant de réformes qui devront aider le pays à se relever de la crise politique et humanitaire qui le secoue depuis 2012.

Selon le FMI, la situation sécuritaire demeure fragile, la reprise économique lente et les recettes intérieures globalement insuffisantes pour couvrir les salaires, les pensions et les autres dépenses prioritaires, et ce, en dépit des efforts déployés dans des conditions difficiles. « De profondes rigidités structurelles continuent de brider l’économie et font obstacle à une reprise durable », note-t-il.

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