Par Charles NGAH NFORGANG

André Fotso_Président du Gicam
André Fotso, Président du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam)

La révélation a été faite par le Groupement Inter-patronal du Cameroun au cours de sa 122è Assemblée générale.

L’économie camerounaise qui avait enregistré un taux de croissance de 4.9 % en 2015 baissera d’un cran en 2016. Selon des révélations faites ce vendredi 28 mai à Douala par le Groupement Inter-patronal du Cameroun (Gicam), au cours de sa 122è Assemblée générale, il se situera en 2016 à 4.6%.

La bonne performance de 2015 est ainsi à mettre en rapport avec le bon comportement des transports, du commerce, de l’hôtellerie, des BTP, de la sylviculture, de l’exploitation forestière et des industries extractives. De nouveaux champs pétrolifères mis en exploitation avaient ainsi augmenté la production tout comme la demande européenne en bois et produits dérivés.

« Pour 2016, il est annoncé une conjoncture moins favorable, le pays ne devant guère dépasser les 5%, soit accuser un recul de 01 point de croissance par rapport à 2015 », a noté André Fotso, le Président du Gicam dans son rapport moral présenté à la presse et à l’Assemblée Générale de cette institution vendredi dernier.

Cette dégringolade serait, selon le Gicam, dû à une politique d’investissement inflationniste en matière d’endettement et de déficit des comptes extérieurs. Le déficit de la balance commerciale du Cameroun a connu des progressions de 32.9% et 9.9 %  au deuxième et troisième trimestre 2015, générant ainsi sur les 9 premiers mois de l’année, un déficit de 1047 milliards de Fcfa.

Le Gicam propose entre autres solutions, l’accélération de l’intégration sous-régionale et plus d’investissement dans la formation professionnelle. Une réflexion globale sur le mode d’insertion à l’économie mondiale et sur la gouvernance des institutions camerounaises est également souhaitée. « Pour les entreprises en particulier, de meilleures performances ne pourront être obtenues que si de solutions cohérentes sont apportées à leurs principales préoccupations », pense le Président du Gicam