Jean-Michel Severino,gérant de « investisseurs et partenaires»
Jean-Michel Severino, gérant de « investisseurs et partenaires»
Paris le 27 mai 2016 – Lancé en mai 2012, le fonds I&P Afrique Entrepreneurs (IPAE), géré par Investisseurs & Partenaires et doté de 54 millions d’euros, compte à ce jour 25 entreprises en portefeuille, localisées dans douze pays d’Afrique subsaharienne. Ce quatrième anniversaire est l’occasion de dresser un premier bilan sur la performance opérationnelle d’IPAE et les impacts des entreprises accompagnées par I&P.
L’ÉMERGENCE D’UNE VINGTAINE D’ENTREPRENEURS AFRICAINS DE TALENT
S’adressant aux petites et moyennes entreprises dont les besoins en capitaux sont compris entre 300 000 et 1,5 million d’euros, le portefeuille IPAE comprend à ce jour vingt-cinq entreprises, caractérisées par une importante diversité géographique et sectorielle. Le fonds est majoritairement investi en Afrique de l’Ouest (56% des montants investis) et dans l’Océan Indien (plus de 20%), zones géographiques où I&P a déployé des bureaux locaux entre 2012 et 2015 (Abidjan, Accra, Antananarivo, Dakar, Douala, Ouagadougou). Les entreprises du fonds opèrent dans une dizaine de secteurs différents, incluant la santé, les énergies renouvelables ou encore le transport. La microfinance et l’agro-industrie représentent également une part substantielle du portefeuille (27% et 17% des montants investis respectivement).
La grande majorité de ces entreprises (75% d’entre elles) sont dirigées par des Africains et près d’un quart d’entre elles sont fondées et/ou gérées par des femmes, en ligne avec la mission défendue par I&P de soutenir une nouvelle génération d’entrepreneurs africains.
CONCILIER PERFORMANCE ET IMPACTS : UN DOUBLE OBJECTIF EN PASSE D’ÊTRE ATTEINT
Depuis 2012, le fonds a engagé 22 millions d’euros, avec un total de 25 investissements à ce jour. On constate un fort développement des entreprises partenaires d’IPAE, la plupart d’entre elles affichant une croissance à deux chiffres. En moyenne, leur chiffre d’affaires a augmenté de 25% sur la dernière année. De premières sorties pourraient se faire dans les 12-18 mois à venir. « Les niveaux d’investissements d’IPAE et la forte croissance des entreprises que nous accompagnons en apport de capitaux mais aussi en conseils et en appui stratégique dans leur management valident notre modèle de capital-investisseur au service des PME africaines », explique Jean-Michel Severino, Président d’Investisseurs & Partenaires.
Le lancement d’IPAE fut également l’occasion pour Investisseurs & Partenaires de formaliser ses contributions en matière d’impact comme ses objectifs Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG). L’objectif est de définir et évaluer au mieux les impacts générés par les entreprises et de reporter ces informations auprès des investisseurs et des entreprises en portefeuille.
 
I&P mesure ainsi chaque année l’impact des entreprises auprès de leurs différentes parties prenantes : leurs employés, clients, fournisseurs, mais aussi les communautés locales et les autorités publiques. Les entreprises du portefeuille IPAE représentent plus de 2 100 emplois créés ou maintenus depuis 2012, font appel à plus de 500 fournisseurs locaux, comptent près de 60 000 clients et ont généré près de 2 millions d’euros de taxes à travers leurs activités. La politique d’impact du fonds est cohérente avec les Objectifs de développement durable (ODD) nouvellement définis par les Nations Unies : 70% des entreprises du fonds fournissent des biens ou services contribuant directement aux ODD (accès aux soins, sécurité alimentaire, préservation des ressources naturelles…).
La contribution du fonds à la résolution des enjeux développementaux du continent africain démontre le réalisme du modèle comme l’avenir de son expansion à une échelle plus grande. « Ce premier bilan satisfaisant nous conforte dans notre stratégie de développement avec éventuellement à terme la création d’un fonds successeur à IPAE pour poursuivre et amplifier la mission d’I&P en faveur des PME et de l’esprit d’entreprise en Afrique subsaharienne », conclut Jean-Michel Severino.