Historiquement reléguée dans l’informel  par l’absence d’une attention soutenue et constante des autorités, la diaspora mauritanienne éparpillée aux 4 coins de la planète, semble susciter  désormais un intérêt particulier des autorités de Nouakchott.
Une nouvelle tendance illustrée par cette information selon laquelle la représentation de l’Organisation Internationale des Migrations (OIM) annonce la mise en œuvre  d’un projet de cartographie de cette catégorie de la population.
Cet  outil commandé par le gouvernement,    par l’agence onusienne  grâce à un financement de 100.000 dollars us prélevé sur son fonds de développement.
Ce projet « vise à collecter des données fiables et détaillées sur les membres de la diaspora mauritanienne. Celles-ci seront utilisées  par le gouvernement afin de mieux comprendre la diaspora, sa démographie, son profil, sa volonté d’investissement en Mauritanie ».
La nécessité de réaliser ce projet répond à un vide « les informations présentement disponibles sur la diaspora sont dispersées   à travers  plusieurs bases de données,  incomplètes pour la majorité et ne permettant pas  aux autorités d’interagir efficacement avec les mauritaniens vivant à l’étranger ».
Ce constat est illustré par le fait qu’en  Mauritanie, le chiffre des  flux financiers transférés  par  la diaspora, qui contribuent à l’équilibre économique et social de plusieurs dizaines de milliers de familles, reste encore inconnu, contrairement aux pays voisins d’Afrique subsaharienne et du Maghreb.
De manière informelle, l’économie mauritanienne absorbe  annuellement d’importants capitaux venus de cette frange de la population. Des gens qui travaillent dur dans les pays d’accueil  où ils gagnent correctement leur vie.
Avec un cadre organisationnel approprié, ces citoyens peuvent également avoir un potentiel d’avantages multiples pour la Mauritanie : transfert de technologies, transferts de connaissances…..
Dans cette perspective, le Collectif des Cadres  et Expatriés Mauritaniens pourrait être un partenaire de référence.
L’intégration de la diaspora dans le circuit de l’économie formel et en faveur de l’investissement  comporte également d’autres  enjeux liés à la double nationalité, à la double non-imposition…..
Amadou seck, Nouakchott

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