Par Nephthali Messanh Ledy

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Il est urgent d’opérer un rééquilibrage budgétaire pour faire face à la conjoncture difficile des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), et préserver leur stabilité macroéconomique. C’est ce qu’a indiqué cette semaine, une équipe du Fonds monétaire international (FMI) au terme d’une mission à Libreville (Gabon) et Yaoundé (Cameroun). 

En effet, souligne-t-elle, «face à des conditions de financement de plus en plus contraignantes, les pays de la région ont fait appel au concours de Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC, banque centrale régionale) pour financer leur déficit budgétaire » engendré majoritairement par la persistance des faibles cours du pétrole. Conséquence, une diminution des réserves de change.

« Bien que le niveau des réserves reste adéquat, la marge pour une nouvelle expansion monétaire semble désormais épuisée », poursuit le FMI, qui précise qu’un tel rééquilibrage « doit s’appuyer sur les critères de convergence de la CEMAC, et impliquer une réorientation appropriée des priorités des programmes ambitieux d’investissement des pays membres, tout en mettant davantage l’accent sur la mobilisation des recettes intérieures ».

Par ailleurs, la mission dirigée par Mario de Zamaróczy a invité les autorités nationales à ralentir le rythme d’accumulation de la dette afin de maintenir la viabilité de la région à moyen terme. Et d’encourager les pays membres à privilégier les emprunts concessionnels et les sources intérieures de financement dans toute la mesure du possible.

A noter que l’institution monétaire internationale prévoit une croissance régionale en dessous des 2 % en 2016, et une inflation régionale inferieure à 3 % à moyen terme.