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Le gouvernement algérien a à nouveau réduit le quota de véhicules neufs à importer à 152.000 véhicules cette année, contre 265.523 en 2015 (et 417.913 en 2014), soit une baisse de près de 43% en un an.

Aussi les licences d’importations ont-elles été accordées à une quarantaine de concessionnaires auto sur les 80 qui en ont fait la demande, avec un plafond maximal de 15 000 véhicules pour chaque marque.

En valeur, les importations de véhicules chutent ainsi à moins d’un milliard de dollars, alors qu’elles valaient 3,14 milliards en 2015 et 5,7 milliards de dollars un an plus tôt.

Cette réduction drastique répond à un double objectif dans le contexte de crise que traverse l’économie algérienne. Primo, réduire les sorties de devises alors que la chute des cours du pétrole a fait fondre les recettes d’exportation et par ricochet les réserves de change du pays. En 2015, ces dernières ont dégringolé de 35 milliards de dollars.

Secundo, la mesure vise à inciter les constructeurs à s’installer dans le pays, dans le sillage du voisin marocain qui enregistre une industrie automobile particulièrement florissante. Un pas déjà franchi notamment avec succès par Renault.