Par Sofien C, Tunis

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Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé, dans un rapport publié le 3 mai, que l’Afrique subsaharienne va enregistrer un taux de croissance de 3% en 2016, sa plus faible performance depuis 1999. 

Ce taux inférieur à celui enregistré en 2015 (3,4%) s’explique essentiellement par la multiplication des vents contraires qui soufflent sur la région. La baisse des cours des matières premières et la sécheresse viennent en effet de se greffer à l’épidémie d’Ebola pour rompre une longue période de croissance solide.

Dans son nouveau rapport sur les  respectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne, intitulé «Le temps d’un changement de  politique», le FMI a estimé que la croissance devrait remonter à 4% en 2017 dans la région, indiquant que «les perspectives de croissance à moyen terme restent robustes» au sud du Sahara.

«Mais pour réaliser ce potentiel, un changement substantiel des politiques publiques est nécessaire dans de nombreux cas», a cependant souligné l’institution.

Les pays exportateurs de matières premières sont en effet plus que jamais appelés à contenir leurs déficits budgétaires surtout que la baisse des prix des matières premières pourrait s’installer dans la durée.

Le FMI a notamment cité l’Angola, le Nigeria, le Ghana, l’Afrique du Sud et la Zambie parmi pays les plus touchés par la chute des cours de matières premières. La Guinée, le Libéria et la Sierra Leone souffrent encore des répercussions économiques de l’épidémie d’Ebola,  tandis que plusieurs pays d’Afrique australe et  d’Afrique de l’Est, dont l’Ethiopie, le Malawi et le Zimbabwe, subissent les effets dévastateurs sécheresse sans précédent depuis plusieurs décennies.

Selon l’institution basée à Washington, certains pays de la région, dont la Côte d’Ivoire, le Kenya et le Sénégal, devraient néanmoins enregistrer une croissance supérieure à 5% grâce notamment aux investissements dans les infrastructures et une forte consommation privée. Ces pays ont aussi tiré profit de la chute des prix de pétrole bien que l’effet bénéfique de cette baisse ait été amoindri par le recul des cours des autres matières premières et la dépréciation des monnaies nationales face aux devises fortes.

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