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L’Ouganda a finalement choisi le Tanzanie, par l’intermédiaire du producteur et fournisseur d’énergie, Total, pour faire transiter sa future production de pétrole brut par un oléoduc traversant le pays. L’Ouganda écarte ainsi un projet concurrent porté par le Kenya.

Avec cette décision, l’Ouganda met fin à plusieurs années de tractations et de rebondissements liant le pays à la Tanzanie, le Kenya et les sociétés pétrolières impliquées, notamment le français Total et le chinois CNOOC.

Le Kenya avait voulu faire passer ce pipeline à travers son territoire et l’Ouganda avait initialement signé un accord à cet effet. Une idée contestée par la compagnie française Total, selon qui certaines parties du Kenya ne sont pas sûres, principalement à cause du groupe islamiste somalien Al-Shabab.

« Nous nous sommes mis d’accord sur le fait que l’oléoduc serait construit depuis Hoima en Ouganda jusqu’au port de Tanga. (…) On a pris en compte le fait que l’oléoduc jusqu’à Tanga était, entre autres aspects, le moins coûteux »,  précise le ministre ougandais des Affaires étrangères, Sam Kutesa.

L’oléoduc partira de la localité ougandaise de Hoima jusqu’au port tanzanien de Tanga, sur l’océan Indien, après un tracé de 1.400 km.

Les réserves pétrolières découvertes en Ouganda en 2006 sont estimées à 1,7 milliards de barils au moins. Le pays envisage de commencer la production en 2018. Des compagnies françaises, chinoises et britanniques détiennent la plupart des licences.