BOA-MaliPlus de nouvelles de l’opération d’introduction en Bourse de BOA Mali.

Tout paraissait pourtant aller dans l’ordre normal des choses. L’Offre Publique de Vente (OPV) de 400 000 actions avait été clôturé par anticipation  à 17 heures GMT, le jour même de son lancement, soit le 17 décembre 2015. Depuis c’est le silence radio tant au niveau de la holding bancaire (qui évoque des détails techniques), ou encore du CREPMF (Conseil Régional de l’Épargne Publique et des Marchés Financiers) aux abonnés absents.

L’opération qui aurait dû se conclure au plus tard 90 jours après le closing, soit le 30 mars 2016,  commence à prendre la tournure d’un “feuilleton Brésilien”, selon les acteurs du marché. Ce retard inexpliqué met  les investisseurs en délicatesse avec leurs courtiers (SGI) qui ne comprennent pas non plus pourquoi cette opération qui avait été bouclée dans l’urgence en fin d’année 2015 tarde encore à se concrétiser sur la cote de la bourse.

 

Cet embarras des SGI est de taille puisque les fonds des investisseurs ayant participé à l’opération ont été transmis à l’émetteur dans la foulée depuis la deuxième quinzaine du mois de décembre 2015. Ces investisseurs sont donc, pour sacrifier au jargon boursier,  “collés” ne pouvant profiter de leur placement.

 

Rappel des procédures 

Une fois le closing effectué, la procédure impose à l’arrangeur, notamment Actibourse (groupe BOA), de faire une demande d’inscription en compte des titres émis auprès du DC/BR (Dépositaire Central Banque de Règlement) ainsi qu’une demande d’introduction en bourse de ces titres auprès de la BRVM qui a pour habitude de traiter ces requêtes avec diligence (moins de 30 jours). La BRVM analyse la demande et la transfère au CREPMF (Conseil Régional de l’Épargne Publique et des Marchés Financiers) si elle la trouve conforme.

Selon les textes du marché financier, le CREPMF a 7 jours pour se prononcer et émettre eventuellement un veto. L’absence de réaction autorise de facto l’introduction en bourse.

Au vu de ce qui se passe, tout porterait à croire que le dossier BOA Mali est soit bloqué au niveau de la BRVM, soit objet d’un veto du Conseil Régional.

En supposant que l’arrangeur a accompli les diligences qui lui incombent, tous les regards sont orientés vers les structures centrales du marché (BRVM, DC/BR et CREPMF) pour lever le suspens d’un inattendu feuilleton brésilien sur la cote abidjanaise.

 


 

Adama Wade

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