nsoutenable vidéo qui circule dans les réseaux sociaux depuis ce matin. Une page se tourne pour la musique congolaise et africaine.
Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba, connu sous le nom de Papa Wemba, a tiré sa révérence dimanche 24 avril à Abidjan. Non sans avoir pour une dernière fois, fait ses adieux au public durant un concert, organisé le samedi, où il a eu un début de malaise sur scène. Il est décédé à son arrivée à l’hôpital, ce dimanche changeant le cours du festival Femua. 
 L’artiste est monté sur scène vers 5h10 du matin après une longue soirée de concerts. Il s’est effondré à 5h24 alors qu’il entamait sa troisième chanson. Il a été déclaré mort deux heures plus tard.
Je A’Salfo, le leader du groupe ivoirien Magic System, à l’origine du festival, et le ministre ivoirien de la Culture, ont donné une conférence de presse ce dimanche en fin de matinée à Abidjan pour confirmer la mort du «père» de la rumba congolaise. Ils ont adressé leurs condoléances à la famille du chanteur et au peuple congolais.
Le Femua, festival organisé à Abidjan du 19 au 24 avril, était la première grande manifestation culturelle après l’attentat qui a fait 19 morts mi-mars dans la station balnéaire de Grand-Bassam.

Né en 1949 à Lubefu alors Congo Belge (actuel Ksaï-Oriental, en RDC), Papa Wemba était chanteur compositeur, fondateur du label Viva la Musica. A l’origine de la SAPE (société dès ambianceurs et personnes élégantes) sa musique se répandra dans le monde entier, jusqu’au Japon où il compte de solides adeptes. Avec la disparition de ce monument, après 50 ans de carrière, c’est une nouvelle page de la musique africaine aux sonorités de l’ex-Zaïre qui se tourne.