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Des policiers français de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCLIFF) ont perquisitionné sur commission rogatoire,  vendredi 8 avril, le siège du groupe Bolloré Africa Logistics basé à Puteaux dans les Hauts-de-Seine.

Le bureau du PDG, Vincent Bolloré, celui du directeur général et du directeur juridique du groupe, ont été fouillés par les enquêteurs, selon Le Monde.

Cette perquisition était menée dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en novembre 2013 par le parquet national financier portant notamment sur des soupçons de « corruption d’agent public étranger ».

Les policiers cherchent à déterminer si le groupe Vivendi a utilisé sa société publicitaire Havas pour faciliter l’obtention de la gestion des ports de Conakry en Guinée et de Lomé au Togo.
C’est en enquêtant sur les relations de Francis Perez, président du groupe Pefaco, que les enquêteurs ont été amenés à se pencher sur les activités africaines de l’industriel Vincent Bolloré. Selon Le Monde, Francis Perez compte parmi ses relations Jean-Philippe Dorent, salarié de la société de communication Havas (détenue à 60 % par Bolloré), qui s’est « notamment occupé en 2010 de la campagne présidentielle guinéenne du candidat Alpha Condé ».

Le président de la République de Guinée, Alpha Condé, élu en novembre 2010, avait résilié le 8 mars 2011, par décret, la convention de concession du terminal à conteneurs du port de Conakry octroyée en 2008 pour une durée de 25 ans à Getma, une filiale de l’armateur NCT Necotrans.
Le gouvernement guinéen avait confié quelques jours plus tard la gestion du port au groupe Bolloré, déclenchant une bataille judiciaire entre les deux rivaux. Le groupe Bolloré avait été condamné en 2013 par le tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine) à verser plus de 2 millions d’euros à NCT Necotrans.

Source: Le Monde, 20 minutes

 

 

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