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« En 2015, l’activité économique a ralenti en Afrique subsaharienne avec en moyenne une croissance du PIB de l’ordre de 3,0 %, au lieu des 4,5 % enregistrés en 2014. Il s’agit du taux de croissance le moins élevé depuis 2009 », constate la banque mondiale dans son rapport  «Africa Pulse» pour l’année écoulée.

Le rapport présenté à la presse sénégalaise ce 11 avril, explique ce ralentissement par la baisse des prix des matières premières, notamment ceux du pétrole qui ont chuté de 67 % entre juin 2014 et décembre 2015. Une baisse qui a contribué à freiner la croissance du PIB de l’Afrique.

Certains pays par contre doivent cette contre performance à des facteurs internes, comme par exemple les pénuries d’électricité, la sécheresse, l’incertitude politique et des menaces pour la sécurité nationale entre autres.

Selon l’économiste en chef par intérim de la Région Afrique pour la Banque mondiale, Mme Punam Chuan-Pole, ce taux de croissance est le moins élevé depuis 2009.

Toutefois, certains pays, à l’image des  importateurs de pétrole, ont réussi à maintenir un taux de croissance acceptable. Cas du Kenya, du Rwanda, de la Tanzanie ou encore de la Côte d’Ivoire, qui ont bénéficié, selon le rapport, d’un contexte économique favorable et d’une augmentation des investissements.

Pour le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Makhtar Diop, même si le continent subit une conjoncture économique mondiale plus que difficile, les gouvernants doivent réagir en mettant en place des politiques économiques capables de mobiliser davantage leurs ressources nationales. « Cette tendance à la baisse des cours des matières premières, en particulier ceux du pétrole et du gaz, rend nécessaire la mise en œuvre de réformes susceptibles de libérer le potentiel de croissance en Afrique et de fournir une électricité abordable à la population» a t-il déclaré.

Pour 2016, la Banque mondiale prévoit une croissance pessimiste de 3,3 %, bien en-dessous du fort dynamisme que la région a affiché de 2003 à 2008 avec un taux de 6,8 %. La croissance économique devrait dans l’ensemble rebondir en 2017 et 2018, pour atteindre 4,5 %.

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