C’était le 31 mars 2016  au pied du Monument de la Renaissance Africaine à Dakar. Le discours (video ci-dessus) de Marie Noëlle Guichi, Présidente du Jury des Africa WorldWide Awards 2016 a ouvert la cérémonie. Il sera suivi de l’allocution du représentant de S.E.M Jean Claude de L’Estrac, Secrétaire de la Commission de l’Océan Indien et Lauréat du prix ”New Face of Africa 2016”. Le Discours de S.E.M Jean Claude de L’Estrac seralu à la première personne par M. Gilles Ribouet de la Commission de l’Océan Indien.


 

Voici par ailleurs le discours de Sire Sy, CEO d’Africa Worlwide Group. Un ton résolument panafricain de la part de ce jeune cadre qui nous sort des sentiers battus et entend  imposer un nouveau style dans l’animation de la place de Dakar.


 

And last but not least, voici le discours de Racine Senghor, Administrateur du Monument de la Renaissance Africaine, qui joint sur sa modeste personne les qualités de conservateur, d’historien et de diplomate au service de la culture.


 

 

Pourquoi les Africa World Award 2016

Parce que l’Afrique, pendant un demi siècle, de 1960 jusqu’aux années 2000, est passée d’un continent déclassé en termes de perception, d’attractivité et d’investissement des capitaux étrangers, à un reclassement géostratégique et géopolitique sans précédent, nous déclare Sire Sy, CEO d’Africa Worlwide Group, dans un discours engagé prononcé en marge de la cérémonie.

Et d’étreinter les prophètes de l’afropessimisme. “On était même allé jusqu’à dire que ‘’l’Afrique est mal partie’’ (René Dumont), que ‘’l’Afrique était une tache dans la conscience de l’Humanité’’ disait Tony Blair en début 2000 avant de se rétracter en 2015 en décrivant l’Afrique comme le continent le plus intéressant de la planète en raison de ses potentialités. Déjà en 2000, le célèbre journal “The Economist” avait publié “hopeless Africa” et qualifié l’Afrique, de continent désespéré. En 2011, onze ans plus tard, ce même et célèbre journal “The Economist” publie un titre fort évocateur en parlant de l’Afrique, “The rising continent”.


 

La renaissance africaine articulée au panafricaniste 

 

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Alors, c’est l’Afrique qui a donc évolué en une décennie ou c’est le regard sur l’Afrique qui a évolué? Les deux à la fois. Mesdames, Messieurs, à vos qualités, rangs et titres, On voit donc que l’Afrique n’est pas que seulement terre de conflits, de misères et d’émigration. Les investisseurs et décideurs politiques ne se posent plus la question de savoir est-ce qu’il faut aller en Afrique, mais comment y être. Et au plus vite. Ainsi, après avoir donné à l’Humanité sa toute première révolution, la révolution Agricole (Agriculture et Elevage) marqué par le passage de la civilisation du Paléolithique (le nomadisme) vers la civilisation du Néolithique (la sédentarisation), l’Afrique, qui avait disparu des radars de la Géoéconomie et de la Géopolitique pendant très long, est (subitement) réapparue sur ses écrans, en puissance, en mouvement et en situation. Dans l’axe du temps, l’Afrique était en mode Fondation (1960-1989) puis en mode Refondation (1989- 1999). Elle est actuellement en mode Transformation (2000- 2025) et sera en mode Consommation (2025-2050), avec le premier marché intérieur au monde (des classes de moyennes aisances projetées à quelques 800 millions de consommateurs contre 500 millions en 2015). Mesdames, Messieurs, à vos qualités, rangs et titres, Lentement, surement et inéluctablement, l’Afrique est entrai de passer d’un continent déclassé à un reclassement géoéconomique et géostratégique sans précédent, quoique le continent africain fait l’objet d’un consensus sino-occidental le jour, et d’une intense guerre économique la nuit. Pour ne plus être seulement l’enjeu des Autres mais aussi un véritable acteur de la globalisation, l’Afrique, aujourd’hui plus que jamais, doit marcher sur ses deux jambes: la Renaissance Africaine et le Panafricanisme.

Pour nous et au Think Tank Africa WorldWide Group, nous pensons qu’il était venu le temps de faire la connexion entre les idéaux de la Renaissance Africaine et la vision du Panafricanisme, pour un reclassement inédit du continent africain qui cessera alors d’être un gentil spectateur de la mondialisation pour devenir un véritable acteur de la globalisation. Pour passer d’une Afrique mondialisée à une Afrique mondialisatrice. Cette vision pour nous, ce sont d’abord des Afriques qui formulent leurs propres visions de l’émergence et qui construisent patiemment, les institutions supranationales afin de procéder courageusement, à une relecture des frontières héritées du partage de Berlin, avec pour dessein, de construire des communautés économiques plus fortes, cohérentes et complémentaires, c’est-à-dire viables. La Renaissance Africaine articulée au Panafricanisme, dans les Afriques, c’est avoir la claire conscience que le reclassement global ne pourra se faire qu’en étant unis dans des entités ayant une taille critique (blocs sous-régionaux), pour instaurer un nouveau type de partenariat avec les traditionnels comme les nouveaux, avec la conviction que ce sont des intérêts qui sont en jeu.

La Renaissance Africaine articulée au Panafricanisme, dans les Afriques, passe également par l’éclosion d’une nouvelle classe d’entrepreneurs nomades, polyglottes et rompus aux techniques de management, qui entreprennent dans les Afriques comme ailleurs. Car, le développement du secteur privé est aussi une des clés de l’émergence Au Think Tank Africa WorldWide Group dont nous avons l’immense plaisir de présider, nous restons convaincus que la position centrale de l’Afrique, au beau milieu du monde et des 4 autres continents (Europe, Amérique, Asie et Océanie), renseigne beaucoup sur le destin que le Créateur à consacrer à l’Afrique et pour lequel il ne s’y dérobera point: c’est d’être le moteur du monde. C’est d’être le modèle du monde. Vive l’Afrique, un continent en situation, en puissance, en mouvement et à cœur ouvert !